Congo-Kinshasa: Andy Bemba - «Comment peut-on demander à un Président élu par le peuple de partager le pouvoir avec ceux qui ont pris les armes pour déstabiliser la République ?»

L'actualité politique en République démocratique du Congo est dominée par la problématique de l'organisation d'un nouveau dialogue entre congolais et dont l'objectif proclamé est de rechercher les voies et moyens de mettre fin à la guerre qui sévit dans la partie orientale du pays.

Mais, il est un secret de polichinelle que beaucoup de ceux qui réclament à cor et à cri la tenue de ce dialogue, voulu national et inclusif, se battent beaucoup plus pour avoir droit à un éventuel partage des postes à l'issue dudit forum en gestation, qui pourrait connaître la participation de ceux qui ont pris les armes contre la République. Une perspective qui n'enchante nullement l'acteur social et politique, Andy Bemba Batindi, qui tient au respect des principes démocratiques, selon lequel on ne peut accéder au pouvoir que par les urnes.

« Nous avons une conception très particulière de la démocratie et je pense sincèrement qu'elle a été mal enseignée et mal assimilée en RDC. Un président est élu par le peuple, mais certains exigent ensuite qu'il partage le pouvoir avec ceux qui ont refusé les urnes, pris les armes et déstabilisé la République. Est-ce la constitution que nous voulons défendre ? », s'est interrogé le président initiateur de la Nouvelle Pensée (NP), dans un post sur son compte X.

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Tout en comprenant qu'on puisse négocier avec les insurgés, pour la cause de la paix, Andy Bemba rejette toute initiative visant à accorder une prime à la rébellion ou une certaine légitimité politique à ceux qui ont pris les armes contre la Nation Congolaise.

« Qu'on négocie avec un groupe armé pour obtenir la paix, c'est compréhensible. Mais lui offrir une légitimité politique ou une place dans les institutions comme récompense de la violence est une grave dérive. A ce rythme, nous enseignons à nos jeunes que l'élection est facultative et que la rébellion est un raccourci vers le pouvoir et surtout quand ceux-là ont comme revendication "la perte des concessions minières", a-t-il martelé.

Il faut noter que cette ferme position du numéro Un de la NP, Andy Bemba Batindi, est largement partagée par la majorité de congolais ainsi que par le Gouvernement de la République. Et c'est exactement sur ce point que ce fameux dialogue national inclusif risque d'accoucher d'une souris. D'autant plus que c'est à la faveur de ce fameux « partage équitable et équilibré », sous le régime 1+4 que les institutions et les services de l'État congolais ont été sérieusement infiltrées par les envahisseurs étrangers (rwandais et autres). Et aucun congolais digne de ce nom n'est prêt à répéter ces monumentales erreurs du passé.

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