Congo-Kinshasa: Goma - Une marche contre les sanctions de l'ONU visant l'AFC/M23 paralyse les activités socioéconomiques

28 Juillet 2026

Les activités socioéconomiques ont été fortement perturbées ce mardi matin 28 juillet dans la ville de Goma, où une marche dite pacifique, organisée par une plateforme se présentant comme la Société civile plurielle et Forces vives du Nord-Kivu, a entraîné la paralysie de plusieurs secteurs entre 7 heures et 11 heures locales.

Durant cette période, de nombreuses boutiques, marchés et commerces sont restés fermés à travers la ville. Le transport en commun a été largement affecté, tandis que la circulation des véhicules privés a connu d'importantes perturbations.

Selon plusieurs témoignages recueillis sur place, certaines personnes qui tentaient de rejoindre leur lieu de travail ont été stoppées aux abords du stade de l'Unité. Plusieurs véhicules, aussi bien privés que de transport en commun, ont été immobilisés jusqu'à la fin de la manifestation.

L'appel à la mobilisation avait été largement relayé la veille par les autorités de différents quartiers. D'après ces derniers, cette initiative s'inscrivait dans le cadre d'une décision prise par les autorités de fait de l'AFC/M23 dans les zones sous leur contrôle.

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La marche a pris fin au quartier général de la Mission de l'organisation des Nations unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo (MONUSCO), où les organisateurs ont remis un mémorandum aux représentants de la mission onusienne.

Si les initiateurs ont présenté l'événement comme une manifestation pacifique, certains habitants interrogés par Radio Okapi ont toutefois exprimé leur mécontentement, estimant que la mobilisation revêtait un caractère contraignant. Plusieurs d'entre eux ont indiqué avoir été empêchés de poursuivre normalement leurs activités professionnelles durant toute la matinée.

Des revendications en faveur des responsables de l'AFC/M23

Selon le contenu de la déclaration remise à la MONUSCO, les manifestants entendaient notamment dénoncer les sanctions prises contre certains dirigeants de l'Alliance Fleuve Congo (AFC) et du M23. Ils ont également exprimé leur opposition au projet de réforme de la Constitution de la République démocratique du Congo, parmi d'autres revendications.

Le 14 juillet dernier, le Conseil de sécurité des Nations unies a élargi sa liste de sanctions en y ajoutant Corneille Nangaa, coordonnateur de l'Alliance Fleuve Congo (AFC), ainsi que cinq autres responsables de groupes armés, dont un cadre du M23.

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