Sénégal: Refus de paiement des émoluments de Pape Thiaw - L'État renvoie la facture à la FSF

29 Juillet 2026

Le contrat de Pape Thiaw avec la Fédération sénégalaise de football (FSF) est parti pour être le feuilleton de l'été 2026. Si le technicien a signé un bail de trois ans avec l'instance fédérale, le 22 juin 2026 à New Jersey, aux Etats-Unis d'Amérique, l'État du Sénégal qui est le tiers-payeur a tout bonnement notifié à la FSF, son refus d'honorer le paiement des émoluments de Pape Thiaw pour défaut d'approbation du contrat.

Le désormais ex-sélectionneur des Lions, Pape Thiaw continue de broyer du noir. Et pour cause, l'État du Sénégal a décidé de ne pas suivre la Fédération sénégalaise de football (FSF) qui lui a renouvelé son bail de trois ans le 22 juin dernier, à la veille du match Sénégal - Norvège (3-2) comptant pour la deuxième journée des phases de poules de la coupe du monde de football Fifa 2026. Dans une lettre adressée à la Fédération sénégalaise de football (FSF), dont Sud Quotidien a reçu copie, la ministre de la Jeunesse et des sports, Djireye Clotilde Coly dit prendre acte de la décision de l'instance fédérale de poursuivre la collaboration avec Pape Bouna Thiaw mais, qu'elle n'est pas dans les dispositions de payer le salaire de l'ancien international.

L'Etat étant le tiers-payeur, le conflit risque d'atterrir devant les tribunaux. Pour rappel, Pape Thiaw et la FSF ont déjà signé un contrat de 3 ans avec un salaire mensuel de 30 millions, une prime de signature estimée à 120 millions et 1 % des prize money de la Fifa à verser au désormais ex-sélectionneur des Lions, vainqueur de la CAN 2025. Mais face à la presse, le président de la FSF, avait soutenu qu'il y avait une clause de rupture de contrat pour n'importe quel motif assorti d'un paiement de 8 mois de salaire. Une ardoise que, selon certaines sources, la FSF serait prête à payer.

Toutefois, d'autres estiment que ce contrat ne peut pas entrer en vigueur dans la mesure où le tiers-payeur (État du Sénégal) n'a pas donné son approbation.

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Un air de déjà vu

L'histoire se répète encore une fois. A la veille de la double confrontation contre le Malawi le 11 octobre à Dakar et le 15 octobre 2025 à Lilongwe dans le cadre des éliminatoires de la CAN 2025 au Maroc, la Fédération sénégalaise qui avait pris la décision de renouveler le contrat de Aliou Cissé, a été stoppée net par l'État pour « Non-atteinte des objectifs ». Échec lors de la CAN 2023 en Côte d'Ivoire et absence de qualification en quart de finale lors de la Coupe du monde 2022 ; « Régression au classement ». Baisse de forme et recul des Lions au classement FIFA et « un risque de désaffection entre la sélection nationale et les Sénégalais ». Aliou Cissé totalisait alors 70 victoires, 24 nuls et 13 défaites. Il a remporté la CAN 2021 et a été finaliste lors de la CAN 2019 enlevée par l'Algérie. Sans occulter deux qualifications d'affilée à la coupe du monde en 2018 et en 2022.

En 2004, c'est un autre scenario qui s'était produit. A l'issue d'une longue réunion du Comité directeur, la FSF d'alors dirigée par Feu Saïd Fakhry avait demandé le limogeage de Guy Stephan pour « insuffisances de résultats et objectifs non atteints », au lendemain de la CAN 2004. L'ancien ministre d'État, ministre des Sports, Feu Youssoupha Ndiaye avait opposé un niet à l'instance fédérale sous le prétexte que l'État devrait payer 100 millions F CFA. Ils finiront tous par tomber suite au fiasco du match Sénégal -Togo (2-2) au stade Leopold Sédar Senghor pour le compte des qualifications à la Coupe du monde 2006.

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