La Bourse de Tunis a suspendu les négociations pour le reste de la séance de mardi après que l'indice de référence TUNINDEX a fortement chuté, déclenchant le mécanisme de « circuit breaker » du marché, destiné à limiter la volatilité excessive en période de ventes massives.
Dans un communiqué adressé aux courtiers et aux investisseurs, la Bourse a indiqué que les négociations avaient été suspendues en vertu de l'article 3.7 de son règlement de négociation, l'indice de référence ayant reculé de plus de 3 % au cours de la séance. Les négociations ont repris dans des conditions normales le mercredi 29 juillet. Cette suspension fait suite à une nouvelle vague de ventes, alors que le TUNINDEX avait déjà reculé de 1,90 % lors de la séance précédente.
Le dispositif de «circuit breaker» de la Bourse de Tunis comporte deux niveaux d'intervention. Une baisse supérieure à 3 % entraîne une suspension des négociations d'une heure, pendant laquelle les investisseurs peuvent annuler leurs ordres en cours. Si les pertes dépassent 5 %, les négociations sont suspendues pour le reste de la journée, le dernier cours négocié devenant alors le cours de clôture officiel. La fermeture du marché mardi indique que le deuxième niveau du mécanisme a été déclenché à mesure que les ventes s'intensifiaient.
Le TUNINDEX suit la performance de toutes les sociétés cotées à la Bourse de Tunis et sert de principal indice de référence boursier du pays. Bien que les interruptions de cotation soient rares en Tunisie, les responsables de la Bourse ont déclaré que ce mécanisme visait à préserver l'ordre sur les marchés en période de volatilité exceptionnelle et à réduire le risque de ventes motivées par la panique.
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Points clés à retenir
Les dispositifs de suspension des cotations sont désormais monnaie courante sur les places boursières modernes ; ils permettent d'interrompre temporairement les échanges lorsque les marchés subissent des fluctuations de cours inhabituellement importantes. Plutôt que d'empêcher les baisses, ces mécanismes sont conçus pour ralentir les échanges, donner aux investisseurs le temps d'assimiler les nouvelles informations et réduire le risque de désorganisation des marchés sous l'effet de la panique ou du trading automatisé. Des dispositifs de protection similaires existent sur les principales places boursières du monde entier, notamment aux États-Unis, en Europe et sur plusieurs marchés africains.
Bien que les suspensions de cotation soient relativement rares en Tunisie, leur déclenchement témoigne d'une pression à la vente exceptionnellement forte et d'une incertitude accrue chez les investisseurs. La question de savoir si ces baisses déboucheront sur des corrections boursières plus généralisées dépend en grande partie des facteurs économiques ou politiques sous-jacents qui influencent le sentiment des investisseurs. À plus long terme, les « circuit breakers » contribuent à renforcer la stabilité des marchés en garantissant que les périodes de volatilité extrême ne sapent pas la confiance dans le fonctionnement et l'intégrité du marché des capitaux.