Face à l'aggravation de la crise humanitaire dans l'Est de la République démocratique du Congo, le Représentant du Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA) en RDC, Alain Akpaji, plaide pour un renforcement urgent des mesures de protection des populations déplacées, particulièrement des femmes et des filles exposées aux violences sexuelles.
Au terme d'une mission au Nord-Kivu et en Ituri, Alain Akpaji a alerté, le 28 juillet sur Radio Okapi, sur la hausse continue du nombre de déplacés internes. Selon lui, près de deux millions de personnes sont déplacées au Nord-Kivu et environ un million en Ituri.
Cette situation contribue à l'augmentation des violences sexuelles commises par les groupes armés et fragilise davantage les mécanismes de protection communautaire.
« Les femmes et les filles sont violées. Nous avons vu également des survivantes de violences sexuelles qui ont exprimé des préoccupations très importantes. L'environnement en matière de protection des femmes, des jeunes et des communautés est en train de se fragiliser », a déclaré Alain Akpaji.
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L'UNFPA souligne que les besoins prioritaires dans ces provinces demeurent la protection des populations ainsi que la continuité des services de santé sexuelle et reproductive, essentiels pour les femmes, les adolescentes et les survivantes de violences.
Face à cette situation, Alain Akpaji appelle les autorités congolaises et les partenaires humanitaires à renforcer leur action afin d'éviter une détérioration davantage de la situation sécuritaire et sanitaire dans l'Est du pays.