L'Union africaine n'a pas répondu favorablement à la demande ghanéenne de placer les violences xénophobes au programme du sommet de l'UA qui s'est tenu les 21 et 22 juillet 2026 à Accra. Mais au Parlement panafricain, réuni à Johannesburg cette semaine, la question a bien été abordée, avec une résolution adoptée par les parlementaires du continent pour lutter contre ces violences contre les étrangers.
La résolution adoptée par le Parlement panafricain comprend la condamnation ferme de tout acte de violence xénophobe, la mise en place d'une enquête parlementaire, ou encore d'un dialogue panafricain, explique la secrétaire du parlement Lindiwe Khumalo. « Encourager la mise en place d'un forum panafricain annuel sur la cohésion sociale, organisé en Afrique du Sud, afin de promouvoir le dialogue, la compréhension interculturelle, l'engagement des jeunes et les idéaux de l'unité africaine. »
Une résolution initiée par les motions déposées par les groupes des pays d'Afrique de l'Ouest et d'Afrique de l'Est, qui n'ont pas vraiment fait l'objet de débats mais surtout d'une très large adhésion. Comme lorsque tous les parlementaires étaient debout pour écouter Mariam Dao Gabala, présidente de la commission sur le genre, la famille, la jeunesse et les personnes en situation de handicap : « Aucune différence de nationalité ne peut justifier la violence, la haine et l'humiliation. C'est pourquoi, en nous levant, nous exprimons notre solidarité avec toutes les femmes et les familles victimes de ces violences. »
Le Parlement panafricain encourage également les différentes commissions à collaborer pour veiller à ce que la lutte contre la xénophobie reste une priorité.
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