Le vice-président de la commission du développement durable et de la transition écologique à l'Assemblée nationale, Ousmane Ciss, s'est alarmé, jeudi, à Dakar, de la dégradation des terres au Sénégal et dans les autres pays du Sahel.
"Restaurer les terres est un impératif de survie pour notre espace sahélien", a dit M. Ciss lors d'un atelier de préparation de la participation sénégalaise à la 17e conférence de la Convention des nations unies sur la lutte contre la désertification (COP 17).
La COP 17 aura lieu du 17 au 28 août 2026 à Oulan-Bator, en Mongolie.
"Au Sénégal, la désertification [...] est une réalité que les gens vivent au quotidien. C'est une agression géomorphologique et pédologique continue", a soutenu Ousmane Ciss en intervenant à l'atelier du ministère de l'Environnement et de la Transition écologique.
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"Trente-quatre pour cent du territoire sénégalais sont dégradés. Vingt mille hectares de la superficie de nos forêts se dégradent chaque année", a indiqué M. Ciss, souhaitant que "des solutions scientifiques, budgétaires et politiques" soient trouvées à la désertification.
Les députés veilleront à ce que les ressources destinées à la lutte contre la désertification soient "à la hauteur" de l'ambition du Sénégal dans ce domaine, selon lui.
Des gouvernements, des organisations de recherche et de la société civile prendront part à la conférence prévue en Mongolie.