Luanda — L'Angola a perçu 8,91 milliards de dollars grâce à l'exportation de 88,12 millions de barils de pétrole brut au deuxième trimestre de cette année, a révélé jeudi, à Luanda, le secrétaire d'État aux Ressources Minérales, Jaime Victor.
S'exprimant lors d'une réunion consacrée au bilan des exportations de pétrole brut et de gaz naturel pour cette période, il a indiqué que cette hausse s'élevait à 24,59 % par rapport au trimestre précédent et à 54,71 % par rapport au deuxième trimestre 2025, une augmentation imputable à la hausse des prix sur le marché international.
Selon lui, le volume des exportations représente une augmentation de 2,22 % par rapport au premier trimestre 2026 et de 3,85 % par rapport à la même période en 2025.
Il a indiqué que le prix moyen du Brent daté s'est établi à 103,849 dollars américains le baril au deuxième trimestre de l'année en cours, soit une hausse de 28 % par rapport au trimestre précédent et d'environ 53 % par rapport à la même période en 2025.
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Le secrétaire d'État a rapporté que la Chine est restée la principale destination des exportations angolaises, absorbant 51,67 % du total, suivie de l'Inde (12,20 %), de l'Espagne (5,45 %) et de l'Indonésie (5,08 %).
Concernant le gaz naturel, il a précisé que les exportations ont totalisé environ 1,52 million de tonnes, dont 87 % sous forme de gaz naturel liquéfié (LNG).
Quant au même trimestre de 2025 et le trimestre précédent, le volume de gaz naturel exporté a augmenté respectivement de 10,74 % et de 4,63 %, a indiqué le responsable.
Il a précisé que la valeur brute correspondant à ce volume exporté s'élevait à environ 1,25 milliard de dollars américains, soit une hausse de 37,52 % par rapport au trimestre précédent et de 64,21 % par rapport à la même période en 2025.
Jaime Victor a souligné que cette augmentation était principalement due à la hausse des prix du gaz sur le marché international.
Il a indiqué que le LGN était exporté principalement vers l'Asie, l'Inde représentant 63,18 %, le Bangladesh 20,386 % et la Thaïlande 10,86 % du volume total exporté.
Le responsable a observé que, tout au long du deuxième trimestre de cette année, le prix du pétrole brut Brent sur le marché international a connu une forte volatilité, avec une tendance majoritairement à la baisse. D'après lui, ce comportement résultait d'une combinaison de facteurs géopolitiques, économiques et de marché, qui ont eu des effets distincts sur les prix.
Il a noté que les principaux facteurs ayant fait baisser les prix étaient liés à l'amélioration des perspectives d'approvisionnement.
Le secrétaire d'Etat a rappelé que l'annonce du cessez-le-feu entre les États-Unis et l'Iran et la signature virtuelle du mémorandum d'entente pour une trêve avaient temporairement apaisé les craintes de nouvelles perturbations dans l'approvisionnement en pétrole du Moyen-Orient.