Luanda — Les membres de l'Assemblée nationale ont approuvé à l'unanimité, ce jeudi et en première lecture, le projet d'amendement à la loi contre la violence domestique.
À l'initiative du Président et approuvé lors de la 3e séance plénière extraordinaire de la 4e session législative de la 5e législature, ce projet vise globalement à faciliter, pour les acteurs de l'application de la loi, la qualification des infractions pénales lors du procès, à accélérer le traitement des dossiers relatifs à ces crimes et à mettre en place un système de lutte contre la violence domestique plus robuste et plus efficace.
Il a également pour objectif de rétablir la confiance du public envers les institutions judiciaires de l'État et de renforcer les mesures de protection et de prévention en matière de violence domestique.
Plus précisément, le texte prévoit d'élargir et d'actualiser la définition juridique de la violence domestique et de combler les lacunes ou omissions éventuelles en intégrant de nouvelles qualifications d'infractions, garantissant ainsi la prise en compte de toutes les formes de violence au sein des relations familiales, intimes et domestiques.
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Ce texte, qui vise à remplacer la loi n° 25/11 du 14 juillet (en vigueur depuis 16 ans), a notamment pour objectifs de mettre en oeuvre des mesures garantissant l'exécution effective des peines, ainsi que des mesures de protection et un soutien intégré aux victimes.
La loi prévoit également la mise en place de mécanismes de suivi et d'évaluation, s'appuyant sur la collecte et la diffusion de données statistiques, ainsi que la création de systèmes permettant de suivre et d'évaluer en continu la mise en oeuvre des mesures juridiques afin de contrôler les indicateurs clés.
En outre, ce texte vise à harmoniser la législation relative aux violences domestiques avec le Code pénal et le Code de procédure pénale.