Luanda — La Première Dame de la République d'Angola, Ana Dias Lourenço, a souligné jeudi que la construction de canaux de transfert d'eau depuis le fleuve Cunene constitue l'une des réponses clés de l'Angola aux effets du changement climatique, notant son impact direct sur la sécurité hydrique et alimentaire des communautés du sud du pays.
Ana Dias Lourenço s'exprimait lors du lancement de la campagne continentale « Renforcer la résilience des femmes et des filles : Climat, conflits et avenirs durables », une initiative qu'elle a portée en sa qualité de vice-présidente de l'Organisation des premières dames d'Afrique pour le développement (OPDAD).
La responsable a indiqué que certains projets d'infrastructure de transfert d'eau sont déjà achevés tandis que d'autres sont en cours, l'objectif étant d'atténuer les effets de la sécheresse et d'améliorer l'accès à l'eau pour les communautés touchées.
La Première Dame a expliqué que le changement climatique provoque des phénomènes météorologiques extrêmes dans certaines régions de l'Angola en particulier dans le sud, caractérisés par des périodes de fortes pluies et d'inondations, ainsi que par de longues périodes de sécheresse.
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Elle a noté que ces conséquences affectent les terres agricoles, réduisent la productivité et compromettent l'élevage, qui constitue une source de revenus essentielle pour des milliers de familles de la région.
Dans son intervention, la Première Dame a également souligné que la pénurie d'eau et la dégradation de l'environnement favorisent la transhumance du bétail, entraînant des migrations saisonnières des communautés pastorales à la recherche de meilleurs pâturages et d'un accès à l'eau.
À cet égard, Ana Dias Lourenço a insisté sur le fait que les effets du changement climatique dépassent les sphères économique et environnementale pour atteindre aussi l'éducation, en particulier celle des enfants issus des communautés affectées.
Elle a souligné que le manque d'accès régulier à l'école compromet l'éducation des enfants et limite les perspectives de développement des générations futures.
Face à ce constat, elle a jugé impératif de renforcer les efforts d'adaptation au changement climatique et de résilience grâce à des politiques durables capables de protéger les populations, de garantir la sécurité alimentaire et de préserver les ressources naturelles.
Dans ce contexte, la Première Dame a insisté sur la nécessité d'accorder une attention particulière aux femmes, compte tenu de leur rôle central dans la vie économique et sociale des communautés et de leur vulnérabilité aux effets des crises climatiques.
Par ailleurs, Ana Dias Lourenço a déclaré que la campagne « Renforcer la résilience » vise à renforcer la capacité des femmes et des filles à relever les défis posés par le changement climatique, les conflits et autres crises affectant le développement du continent.
Elle a affirmé que la campagne cherche à susciter des réponses inclusives, durables et transformatrices, en favorisant une plus grande autonomie et une participation accrue des femmes et des filles africaines.
L'initiative prévoit également des politiques publiques efficaces, des partenariats stratégiques et des investissements adaptés aux besoins et au potentiel des femmes et des filles en tant qu'actrices clés du développement.
Pour Ana Dias Lourenço, le renforcement de la résilience des femmes contribue à bâtir des sociétés africaines plus inclusives, durables et mieux préparées à relever les défis et à faire face aux crises climatiques qui affectent les populations.
Ce programme s'appuie sur la campagne continentale « Nous sommes égaux », qui a mobilisé institutions, partenaires et citoyens autour de l'éducation à l'égalité des genres et de la lutte contre les violences faites aux enfants et aux jeunes.
Le nouvel agenda africain met ainsi l'accent sur le renforcement de la résilience, la paix et l'inclusion, ainsi que sur la création d'opportunités pour les femmes et les filles, reconnues comme actrices essentielles du développement durable et de la cohésion sociale.
Créée en 2002, l'OAFLAD (ou OPDAD) rassemble les Premières Dames africaines et intervient dans des domaines tels que la santé, l'éducation, la lutte contre les violences sexistes et l'autonomisation économique, avec pour objectif de contribuer au développement durable du continent.