Le gouvernement a organisé jeudi un atelier national d'échanges approfondis (« Deep Dive ») consacré au rôle du secteur privé dans la mise en oeuvre de la Vision Togo 2040 et de la Feuille de route gouvernementale 2026-2031.
Les travaux ont été présidés, au nom du président du Conseil, par Sandra Ablamba Johnson, ministre, secrétaire général de la présidence du Conseil, en présence du ministre de l'Économie et de la Veille stratégique, Badanam Patoki, du ministre délégué chargé de l'Économie maritime, Kokou Edem Tengue, et du ministre délégué chargé de la Promotion des investissements, Arthur Lilas Trimua.
La Société financière internationale (SFI) et la Banque mondiale figuraient également parmi les participants, aux côtés des organisations patronales, des grandes entreprises et des PME.
La Vision 2040, cadre de référence de l'action publique pour les quinze prochaines années, fixe deux objectifs : doubler le PIB par habitant et ramener le taux de pauvreté sous les 15 %.
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« L'atteinte de ces objectifs nécessite une transformation structurelle de l'économie, et donc un nouveau modèle de croissance davantage tiré par l'investissement privé afin de créer plus de richesses et d'emplois », a résumé Sandra Ablamba Johnson.
Des indicateurs qui progressent
Les échanges ont mis en avant plusieurs signaux positifs : une hausse de 27,3 % du stock d'investissements directs étrangers en 2025, désormais évalué à 2 063 millions de dollars, le développement de la Plateforme industrielle d'Adétikopé (PIA), ainsi que la modernisation des procédures douanières et foncières.
Au nom de l'Association des grandes entreprises du Togo (AGET), Charles Kokouvi Gafan a annoncé un renforcement des investissements privés dans l'industrie, l'agro-industrie, les infrastructures, la logistique, l'énergie, le numérique et les services à forte valeur ajoutée.
Les travaux sectoriels ont porté sur l'agro-industrie, la logistique et l'énergie, avec des retours d'expérience d'experts marocains et mauriciens sur la mobilisation du secteur privé.
Pour la Banque mondiale, représentée par Nathalie Kouassi Akon, directrice de division Golfe de Guinée à la SFI, ce dialogue confirme la qualité du partenariat stratégique noué avec Lomé.