Le Ghana est en bonne voie pour mener à bien 13 des 16 réformes prioritaires prévues dans son Pacte national pour l'énergie, créant ainsi une dynamique pour mobiliser un portefeuille d'investissements énergétiques de 4,4 milliards de dollars américains et pour faire passer le taux d'accès à l'électricité de 89,1 % aujourd'hui à 99 % d'ici à 2030.
Un atelier de soutien à la mise en oeuvre du Pacte a réuni, du 22 au 23 juillet à Accra, plus de 70 représentants du gouvernement, des institutions de financement du développement, du secteur privé et de la société civile afin d'examiner les progrès accomplis et de convenir des mesures à prendre pour accélérer la mise en oeuvre du Pacte national de l'énergie du Ghana dans le cadre de l'initiative Mission 300.
Pilotée par le Groupe de la Banque africaine de développement et le Groupe de la Banque mondiale, le programme « Mission 300 » vise à raccorder 300 millions de personnes supplémentaires à l'électricité en Afrique d'ici à 2030.
L'atelier était animé par l'initiative sur l'énergie durable pour tous SEforALL (Sustainable Energy for All) et soutenu par le Programme d'assistance technique au secteur de l'énergie en Afrique (AESTAP) de la Banque africaine de développement. Les participants ont validé une feuille de route élaborée par le Ghana pour accélérer les réformes, mobiliser des investissements et étendre l'accès à l'électricité.
Au cours de sa première année de mise en oeuvre, le Ghana a achevé la construction de huit mini-réseaux, 35 autres étant en cours de construction, et il continue d'étendre le commerce régional d'électricité par le biais du Système d'échange d'énergie électrique ouest-africain. Le pays a également réalisé environ 60 % des actions prévues dans le cadre de son Pacte national pour l'énergie et reste en bonne voie pour mettre en oeuvre 13 de ses 16 réformes prioritaires. Les réformes restantes ont pris du retard pour des raisons administratives et financières (approbations du Parlement, allocations budgétaires et procédures de passation de marchés), que le gouvernement s'est engagé à résoudre.
La stratégie d'électrification du Ghana combine l'intensification du réseau, le déploiement de mini-réseaux, les systèmes solaires domestiques, les énergies renouvelables distribuées et des investissements ciblés dans l'électrification du dernier kilomètre au sein des communautés mal desservies.
Les participants à l'atelier ont examiné un portefeuille d'investissements énergétiques de 4,4 milliards de dollars américains, dont 2,6 milliards devraient provenir du secteur privé. Ce portefeuille comprend le Programme d'électrification rurale du dernier kilomètre, les interconnexions régionales avec la Côte d'Ivoire, le Mali et le Burkina Faso, d'importants travaux de modernisation des réseaux de transport d'électricité, le développement de centrales solaires à grande échelle, les mini-réseaux, ainsi que des initiatives en matière d'énergies renouvelables distribuées et de cuisson propre.
« Pour atteindre nos objectifs énergétiques, nous misons sur des modèles de financement fondés sur des partenariats public-privé. Le Pacte national [pour l'énergie] prévoit un portefeuille d'investissements de 4,4 milliards de dollars américains, dont 2,6 milliards devraient provenir du secteur privé, a déclaré Richard Gyan-Mensah, vice-ministre de l'Énergie et de la Transition écologique. Le gouvernement reste pleinement déterminé à éliminer les obstacles administratifs, à renforcer la coordination et à collaborer avec tous les partenaires afin de traduire les engagements pris dans le cadre du Pacte national de l'énergie en projets qui produisent des résultats concrets pour nos citoyens. »
Pour Wale Shonibare, directeur des solutions financières, de la politique et de la régulation de l'énergie du Groupe de la Banque africaine de développement, « le Ghana a fait preuve d'un leadership fort dans la mise en oeuvre de son Pacte national de l'énergie. Les progrès réalisés au cours de la première année sont très encourageants. Cet atelier vise à garantir que les réformes se traduisent par des investissements, des projets et des raccordements à l'électricité pour la population ghanéenne. La Banque africaine de développement reste déterminée à collaborer avec le gouvernement et ses partenaires pour accélérer la mise en oeuvre du pacte dans le cadre du programme Mission 300. »
Le ministère des Finances et le ministère de l'Énergie et de la Transition écologique poursuivront leurs efforts concernant le financement de contrepartie et les approbations parlementaires. Le Groupe de travail sur le secteur de l'énergie a été reconstitué avec un mandat révisé, et les agences d'exécution se sont engagées à rendre compte régulièrement à l'Unité de mise en oeuvre et de suivi du Pacte. Les représentants des partenaires du développement, des organisations de la société civile et du secteur privé ont réaffirmé leur soutien à la mise en oeuvre.
Le Document de soutien à la mise en oeuvre du Pacte du Ghana sera désormais finalisé avec la contribution des parties prenantes ; les actions prioritaires seront attribuées aux institutions responsables avec des calendriers et des procédures d'escalade. Le portefeuille de projets sera affiné en vue de l'engagement des investisseurs, et les priorités en matière d'assistance technique seront intégrées au programme de soutien du programme « Mission 300 ».