Luanda — La Présidente de la République-Unie de Tanzanie, Samia Suluhu Hassan, est arrivée vendredi à Luanda, à l'invitation du Président angolais, João Lourenço, pour assister à la cérémonie d'inauguration de l'hôpital des grands brûlés Julius Nyerere.
À son arrivée dans la capitale angolaise, la cheffe de l'État tanzanienne a été accueillie par le ministre des Relations extérieures, Téte António.
Au cours de sa visite à Luanda, Samia Suluhu Hassan assistera, samedi, à l'inauguration de cette infrastructure hospitalière spécialisée, baptisée du nom de Julius Nyerere, l'une des figures les plus marquantes de l'histoire de la Tanzanie et des luttes de libération nationale en Afrique.
La présence de la Présidente tanzanienne confère une dimension particulière à cet hommage rendu à l'ancien dirigeant de la Tanzanie, considéré comme l'un des grands défenseurs du panafricanisme et de la lutte contre le colonialisme et l'apartheid sur le continent.
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Lors de sa précédente visite en Angola, en avril 2025, le Président João Lourenço avait souligné, en présence de son homologue tanzanienne, la profondeur des liens historiques entre les peuples angolais et tanzanien, marqués notamment par le soutien de la Tanzanie à la lutte de libération nationale de l'Angola.
C'est en territoire tanzanien que des combattants du Mouvement populaire de libération de l'Angola (MPLA) ont été formés et préparés avant de participer à la lutte contre l'armée coloniale portugaise.
Le choix du nom de Julius Nyerere pour cette unité hospitalière s'inscrit ainsi dans la préservation d'une mémoire commune entre l'Angola et la Tanzanie, tout en rendant hommage au rôle historique joué par l'ancien président tanzanien dans la lutte pour l'émancipation des peuples africains.
Qui était Julius Nyerere ?
Julius Kambarage Nyerere fut le premier Président de la République-Unie de Tanzanie et l'une des grandes figures du panafricanisme au XXe siècle.
Surnommé « Mwalimu », terme signifiant « enseignant » en swahili, il fut un acteur majeur de la lutte pour l'indépendance du Tanganyika et de la construction de l'État tanzanien.
Il contribua également à la création de l'Organisation de l'unité africaine (OUA) en 1963, devenue l'Union africaine, et défendit l'unité du continent ainsi que la libération des territoires encore soumis à la domination coloniale ou à des régimes de minorité blanche.
Sous son leadership, la Tanzanie devint un important foyer de soutien aux mouvements de libération d'Afrique australe. Dar es-Salaam accueillit plusieurs organisations et combattants engagés dans ces luttes et abrita pendant plusieurs décennies le Comité de libération de l'OUA.
C'est dans ce contexte que se sont développées les relations historiques entre la Tanzanie et les mouvements de libération africains, notamment celui ayant conduit à l'indépendance de l'Angola.