Luanda — L'Angola a réaffirmé, ce vendredi, son engagement à promouvoir l'égalité des sexes, à autonomiser les femmes et les filles et à défendre leurs droits, à l'occasion de la Journée de la femme africaine, qui se célèbre le même jour.
Ce message a été adressé à l'ANGOP par le ministre des Relations Extérieures, Téte António, qui a souligné le rôle des femmes africaines dans la promotion de la paix, de la stabilité, de la justice sociale et du développement durable, ainsi que leur contribution dans les domaines politique, économique, social, culturel et diplomatique.
Le ministre a considéré cet événement comme une occasion de rendre hommage au dévouement, à la résilience, au courage et au leadership des femmes africaines, et plus particulièrement des Angolaises, qu'il a décrites comme des piliers fondamentaux du développement des pays et du continent.
Téte António a réaffirmé l'engagement de l'Angola en faveur de l'égalité des sexes et de l'autonomisation des femmes et des filles, conformément à l'Agenda 2063 de l'Union africaine, aux Objectifs de développement durable des Nations Unies et aux instruments régionaux et internationaux relatifs aux droits humains.
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Dans le domaine de la politique étrangère, le gouvernant a assuré que le ministère des Relations Extérieures continuerait de soutenir les initiatives visant à renforcer la participation pleine et effective des femmes à la diplomatie, à la prévention et à la résolution des conflits, à la médiation et aux processus décisionnels.
Pour Téte António, des sociétés plus inclusives sont aussi plus prospères et résilientes, raison pour laquelle il a jugé fondamental de renforcer le rôle des femmes dans différents secteurs de la vie nationale et continentale.
Le ministre a également rendu hommage aux femmes africaines qui, animées d'un sens du devoir, ont contribué à bâtir une Afrique plus unie, pacifique, prospère et inclusive, et a appelé à un engagement collectif renouvelé pour éliminer toutes les formes de discrimination et d'inégalité.
Historique de la commémoration
La Journée de la femme africaine trouve ses racines dans la lutte des femmes à travers le continent pour leur émancipation politique, sociale et économique et est célébrée chaque année le 31 juillet.
Cette date commémore la première Conférence des femmes africaines, qui s'est tenue en juillet 1962 à Dar es Salaam (alors au Tanganyika, aujourd'hui en Tanzanie), laquelle a réuni des femmes de différents pays et mouvements de libération du continent.
Cette rencontre a abouti à la création de l'Union des femmes africaines, l'une des premières plateformes continentales d'organisation et de mobilisation des femmes africaines, dans le but de lutter pour l'indépendance, l'élimination du colonialisme, contre l'apartheid et de défendre la participation des femmes aux processus de décision politique.
En 1974, lors du congrès de Dakar (Sénégal), l'organisation est devenue l'Organisation panafricaine des femmes (OPF), et le 31 juillet a été institué comme date de référence pour la célébration des femmes africaines.
Cet événement représente ainsi non seulement un hommage aux femmes du continent, mais aussi un souvenir de leur contribution aux luttes pour la libération, l'égalité, la justice et le développement de l'Afrique.
L'Organisation panafricaine des femmes, considérée par l'Union africaine comme la première organisation collective de femmes du continent, continue de plaider pour la participation pleine et effective des femmes à la vie politique, économique, sociale et culturelle de l'Afrique.
Au fil des ans, la Journée de la femme africaine est ainsi devenue l'occasion de reconnaître les progrès accomplis et de réaffirmer les engagements en faveur de l'égalité des sexes, de l'élimination des discriminations et du renforcement du rôle des femmes dans la construction d'une Afrique plus inclusive et durable.