L'orphelinat Mamie Thérèse d'Abengourou a, une nouvelle fois, été ravagé par les flammes.
Dix jours seulement après un premier incendie survenu dans la nuit du 17 juillet 2026, un nouveau sinistre s'est déclaré le 28 juillet, aux environs de 16 h 45, faisant cette fois des victimes.
Le drame a coûté la vie à deux enfants, tandis que deux autres pensionnaires ont été grièvement brûlés.
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Le directeur de l'établissement, Koné Douffou, a également été blessé au bras gauche et à la tête en tentant de secourir les enfants. Les blessés ont été évacués en urgence au Centre hospitalier régional (CHR) d'Abengourou pour y recevoir des soins.
Les circonstances exactes de cet incendie restent, pour l'heure, inconnues. Une enquête a été ouverte par les services de police afin de déterminer l'origine de ce nouveau sinistre, qui suscite une vive émotion au sein de la population d'Abengourou.
Selon les premiers témoignages, le feu aurait pris naissance dans l'une des chambres du bâtiment principal de l'orphelinat.
À la suite de l'incendie du 17 juillet, qui avait détruit les bâtiments annexes abritant les garçons, tous les pensionnaires avaient été regroupés dans cet édifice.
Au moment où les flammes se sont déclarées, les enfants se trouvaient à l'intérieur. En quelques instants, une épaisse fumée a envahi les lieux, provoquant un mouvement de panique. Les plus âgés tentaient de s'échapper dans la confusion, tandis que les plus jeunes, terrorisés, éclataient en sanglots.
Le personnel de l'orphelinat a immédiatement engagé l'évacuation des pensionnaires. Malgré sa mobilisation, la propagation rapide des flammes a considérablement compliqué les opérations de secours.
Accouru depuis son bureau, le directeur s'est précipité dans le bâtiment enfumé pour porter assistance aux nourrissons qui s'y trouvaient encore.
Quatre bébés dormaient au moment du drame. Deux d'entre eux ont été brûlés au visage lors de leur évacuation. Deux autres enfants, en revanche, n'ont pu être sauvés et ont perdu la vie dans l'incendie.
Alertés, les sapeurs-pompiers de l'Office national de la protection civile (ONPC) sont rapidement intervenus pour maîtriser le brasier.
Les autorités administratives, politiques et coutumières de la région se sont également rendues sur les lieux afin de constater l'ampleur des dégâts et d'apporter leur soutien aux victimes.
Après plusieurs heures d'intervention, le feu a finalement été circonscrit. Le bâtiment principal, ainsi que l'ensemble de son contenu, a toutefois été entièrement détruit, ne laissant derrière lui qu'un vaste champ de ruines.
Ce nouveau drame plonge la région de l'Indénié-Djuablin dans une profonde consternation.
Fondé il y a plus de quinze ans par Adjoua Thérèse, une veuve sans enfant qui avait choisi d'accueillir des orphelins à son domicile, l'orphelinat Mamie Thérèse est progressivement devenu, grâce au soutien de nombreux bienfaiteurs, une structure d'accueil reconnue, située au quartier Plateau, au nord de la ville d'Abengourou.
Ce second incendie, survenu à quelques jours d'intervalle du premier, soulève de nombreuses interrogations sur les circonstances de ces sinistres successifs. Les conclusions de l'enquête devront permettre d'établir les causes exactes de ce drame qui endeuille une nouvelle fois l'établissement.