Luanda — La femme africaine, en particulier la femme angolaise, joue depuis des siècles un rôle actif et essentiel dans les processus de pacification, de consolidation de la paix et de promotion d'un développement inclusif sur le continent.
À travers l'Afrique, nombreux sont les exemples de femmes qui portent, avec résilience, des initiatives consacrées à l'éducation civique et à la promotion des valeurs de paix, particulièrement nécessaires en cette période marquée par des conflits et des crises de dimension mondiale.
En Angola, les femmes occupent une place déterminante dans la promotion du développement durable et représentent un pilier fondamental du progrès national.
Dans cette perspective, l'Agenda 2063 de l'Union africaine (UA) met en avant la nécessité de garantir l'égalité des genres et l'autonomisation des femmes et des filles, des objectifs qui reposent notamment sur l'accès à l'éducation et à la formation professionnelle.
Restez informé des derniers gros titres sur WhatsApp | LinkedIn
À l'occasion de la Journée de la Femme africaine, célébrée le 31 juillet, il convient de rappeler le rôle majeur joué par les femmes dans les luttes de libération, le développement économique et la préservation de l'identité culturelle du continent.
Cette commémoration symbolise la lutte constante en faveur de l'égalité des genres et contre toutes les formes d'inégalités sociales et raciales. Elle met également en lumière les femmes comme des symboles de résistance, de résilience, de courage, de leadership et de défense de la liberté ainsi que des droits fondamentaux.
Les femmes africaines continuent d'être en première ligne dans les différents domaines de la vie politique, sociale et économique, en oeuvrant pour la protection de leur bien-être et celui de leurs familles.
Leur rôle dans la préservation de la stabilité familiale et dans la création d'espaces de dialogue favorisant la résolution des conflits communautaires et identitaires mérite ainsi une reconnaissance accrue, notamment à la lumière de l'initiative lancée en 1962 à l'origine de cette journée.
La Journée de la Femme africaine a été instituée à Dar es-Salaam, en Tanzanie, pour mettre en valeur les luttes historiques des femmes africaines pour l'indépendance, la dignité, l'égalité et la justice sociale, ainsi que leur contribution dans les domaines de l'éducation, de la santé, de l'économie, de la culture et de la politique.
Au-delà d'une célébration symbolique, cette journée constitue un moment de réflexion et de réaffirmation de l'engagement collectif en faveur de la promotion des droits des femmes, de l'élimination de toutes les formes de discrimination et de la construction de sociétés plus inclusives et plus équitables.
C'est dans cet esprit que la première dame de la République, Ana Dias Lourenço, a lancé jeudi la campagne continentale « Construire la résilience pour les femmes et les filles : climat, conflits et futurs durables », destinée à renforcer les réponses face aux défis qui affectent les populations les plus vulnérables.
Cette initiative stratégique vise à renforcer la capacité des États africains à répondre aux impacts du changement climatique, des conflits et des crises humanitaires, tout en favorisant la protection, la participation et l'autonomisation des femmes et des filles.
Placée sous le thème « Construire la résilience, c'est garantir la durabilité de l'avenir grâce à une participation inclusive », la campagne est conduite par Ana Dias Lourenço, également vice-présidente de l'Organisation des Premières Dames africaines pour le développement (OAFLAD), et traduit l'engagement de l'Angola en faveur de l'égalité des genres, de la paix et du développement durable.
FMA/ART/IZ/BS