Luanda — La vice-présidente du MPLA, Mara Quiosa, a rendu hommage aux femmes africaines mercredi à Luanda, saluant les héroïnes de l'indépendance angolaise et leur contribution à la paix et au développement du continent.
La dirigeante politique s'exprimait lors de l'ouverture de la Journée internationale des femmes africaines, célébrée vendredi, sous le thème « Nous avons combattu hier, nous prenons soin aujourd'hui, la paix est acquise, la dignité est garantie ».
La vice-présidente du MPLA a rendu hommage aux femmes qui ont lutté pour l'indépendance de l'Angola, notamment à Deolinda Rodrigues, qu'elle a considérée comme un symbole de courage, de patriotisme et de discipline révolutionnaire.
À cette même occasion, elle a évoqué les noms d'Irene Cohen, Engrácia dos Santos, Lucrécia Paim, Henda Mbinda, Ruth Neto et d'autres héroïnes anonymes ayant participé à la lutte de libération nationale jusqu'à l'indépendance, acquise le 11 novembre 1975.
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Mara Quiosa a également salué l'initiative « A Minha História » (Mon Histoire), qui rassemble les témoignages d'anciens combattants, de paysannes, d'enseignantes et de responsables communautaires, la considérant comme une « école de citoyenneté et de patriotisme ».
La vice-présidente du MPLA a souligné que les femmes angolaises sont aujourd'hui des actrices clés du développement national, présentes à des postes de direction au sein des ministères, des gouvernorats provinciaux, des universités, des hôpitaux et des entreprises.
Elle a ajouté que la vision du Bureau politique du MPLA repose sur un engagement en faveur de l'égalité et de la création d'opportunités pour les femmes.
Elle a considéré la Journée de la femme africaine comme une occasion de réfléchir au parcours des femmes et à leur contribution à la libération des peuples, à la consolidation de la paix et à la promotion du développement durable.
La responsable a rappelé que, bien avant l'indépendance, les femmes assuraient la survie des communautés et que, durant la période coloniale, elles participaient aux mouvements de résistance, protégeaient les enfants, soutenaient les familles et contribuaient à la reconstruction des villages.
Mara Quiosa a souligné la création de l'Organisation panafricaine des femmes en 1962, instrument de mobilisation pour l'émancipation des femmes sur le continent.
Elle a insisté sur le fait que, cette année, les célébrations mettent à l'honneur l'action des femmes en faveur de l'assainissement, de la paix sociale et de meilleures conditions de vie, conformément aux objectifs de l'Agenda 2063 de l'Union africaine.
Elle a exhorté la branche féminine continentale à poursuivre la formation de femmes conscientes et compétentes et à les mobiliser face aux défis de la diversification économique, de la justice sociale et du renforcement des institutions.
La Journée de la femme africaine est célébrée chaque année le 31 juillet, une date instituée en 1962 lors de la Conférence des femmes africaines à Dar es Salaam, en Tanzanie.
Cet éphéméride commémore la création de l'Organisation panafricaine des femmes et rend hommage à la lutte pour l'égalité, l'émancipation et le développement du continent.