Le président du Réseau d'entraide des militants du Pdci-Rda (Rem-Pdci), Marchal Bolou Kouakou, a animé, le 29 juillet 2026, à Cocody, une rencontre d'échanges avec la presse.
Objectif : clarifier la position de son mouvement après les réactions suscitées par sa déclaration du 11 juillet 2026 à Yamoussoukro et réaffirmer son attachement au dialogue comme voie de résolution des difficultés que traverse le parti.
Face aux journalistes, Marchal Bolou Kouakou, également membre du Bureau politique du Pdci-Rda, a tenu à lever toute équivoque sur les intentions de son organisation. « Nous n'avons aucun grief personnel contre le président du parti et nous n'avons jamais demandé sa démission », a-t-il insisté.
Selon lui, les déclarations faites lors de l'assemblée générale constitutive du Réseau d'entraide des militants ont été interprétées de manière erronée à Yamoussoukro. « Nous avons dénoncé des dysfonctionnements liés à l'absence prolongée du président, des nominations contestées et des difficultés de fonctionnement qui créent des divisions au sein du parti », a-t-il expliqué.
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Pour le président du Rem-Pdci, les préoccupations soulevées relèvent davantage du mode de gouvernance que de la personne du président. « Lorsqu'on parle d'un problème de leadership, cela ne signifie pas forcément qu'il faut changer de dirigeant. Cela peut aussi vouloir dire qu'il faut adapter la manière de diriger aux réalités actuelles », a-t-il souligné.
Marchal Bolou Kouakou estime que le parti dispose de mécanismes internes capables de résoudre les crises, notamment le Bureau politique, le Comité des sages et les autres cadres de concertation. « Le Pdci-Rda est un parti de dialogue. C'est cet héritage que nous a légué le Président Félix Houphouët-Boigny et nous devons nous appuyer sur cette culture pour résoudre nos différends », a-t-il ajouté.
Il affirme que les difficultés relevées proviennent des échanges réguliers avec les militants sur le terrain. Selon lui, les contestations autour de certaines nominations, les retraits de candidatures lors des élections locales et le manque de dialogue entre la direction et la base ont contribué à fragiliser la confiance des militants. « Notre réseau est né pour accompagner les militants dans leur quotidien, mais aussi pour faire remonter leurs préoccupations à la direction. Nous voulons contribuer à la recherche de solutions, et non créer des divisions », a-t-il déclaré.
Interrogé sur les procédures judiciaires engagées contre la direction du parti, le président du Rem-Pdci a pris ses distances avec cette option. « Nous sommes très loin d'une action en justice. Ce qui nous intéresse, c'est l'institution qu'est le Pdci-Rda. Nous privilégions le dialogue et la concertation », a-t-il affirmé. Il a exprimé le souhait que les cadres et les sages du parti jouent pleinement leur rôle de médiation afin de préserver l'unité de la formation politique.
Réagissant aux critiques qualifiant son organisation de mouvement clandestin, Marchal Bolou Kouakou a assuré que la création du Réseau d'entraide des militants respecte les procédures internes du parti. « Notre objectif est de soutenir les structures de base et d'accompagner les militants. Nous ne sommes manipulés par personne. Nous agissons en toute indépendance et dans l'intérêt du Pdci-Rda », a-t-il soutenu. Il a également rejeté les accusations faisant état d'un soutien extérieur à son mouvement, affirmant que les activités du réseau sont financées grâce à ses propres ressources.
En conclusion, le président du Rem-Pdci a réaffirmé sa volonté de voir le dialogue reprendre entre les différentes sensibilités du parti afin de restaurer la confiance des militants et de renforcer la cohésion interne, à l'approche des prochaines échéances politiques.