L'étau se resserre autour des leaders politiques bissau-guinéens qui doivent subir le supplice des autorités militaires à la tête du pays depuis le départ de l'ancien président Umaro Sissoco Embalo fin novembre 2025. Elles viennent d'exiger aux partis politiques une autorisation de la Cour Suprême pour battre campagne pour le référendum programmé le 30 août prochain.
Selon des sources autorisées parvenues à Confidentiel Afrique, une liste signée de la Cour suprême indique les noms des associations qui ont l'autorisation de battre campagne selon les régions. Certaines personnalités politiques de moindre envergure, et quelques « sulfureux » coordinateurs régionaux en connivence avec le régime putschiste ont adressé- selon des informations crédibles en possession de Confidentiel Afrique- le 06 juillet 2026, une lettre au Président de la Cour Suprême sollicitant une autorisation pour entamer les activités de campagne pour le référendum populaire du 30 août 2026. Cette sollicitation intervient dans un contexte où les sièges des partis politiques demeurent fermés et les activités politiques suspendues.
Au même moment, Monsieur Carlitos COSTA, un haut dirigeant du PAIGC a été sauvagement tabassé par des hommes encagoulés, suite à son dernier live sur le réseau social. Ce dernier sensibilisait la population à voter NON au projet de la nouvelle constitution qui sera soumis au référendum, considérant ce processus non inclusif, puis frappé de manque de débat de fonds sur son contenu, ne reflétant point la volonté du peuple.
Cette exigence implacable émise par les autorités militaires au pouvoir représente, glissent plusieurs observateurs de la scène politique bissau-guinéenne, ne représente que les intérêts cachés d'une poigné d'officiers et de dignitaires proches de la junte militaire. Sur fond d'incohérence frappante et de forcing, ce référendum est parti pour être explosif dans les mains de la CEDEAO qui fait semblant d'ignorer la gravité du moment.
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