Burkina Faso: La vidéo-verbalisation entre en vigueur à Ouagadougou

Au Burkina Faso, les autorités ont lancé un dispositif de vidéo-verbalisation. Depuis le 1er août 2026, certaines infractions au code de la route dans la capitale seront enregistrées grâce à des caméras installées par le ministère de la Sécurité.

Douze heures après son entrée en vigueur, le dispositif avait déjà détecté plus de 1 000 infractions. La majorité concerne le non-respect des feux tricolores, des excès de vitesse ou l'utilisation du téléphone au volant. Toutes les personnes flashées par les caméras de surveillance reçoivent une notification sur leur téléphone et devront s'acquitter du montant de la contravention via Faso Arzeka, la plateforme de paiements numériques de l'Administration publique. À la mi-journée, cinq contrevenants avaient déjà payé leurs amendes à travers cette plateforme.

Les autorités prévoient de multiplier par trois ou quatre le nombre de dispositifs de vidéo-verbalisation à Ouagadougou d'ici 2027 avant de progressivement l'étendre aux autres villes du pays.

Restez informé des derniers gros titres sur WhatsApp | LinkedIn

Pour le gouvernement, cette vidéo-verbalisation vise à « responsabiliser » les usagers de la route et à « lutter » contre les comportements à risque. Pas seulement pour « mobiliser des fonds pour l'État, à travers les contraventions », mais pour « atténuer la menace d'insécurité routière », explique le ministre de la Sécurité, Mahamadou Sana. Selon les chiffres du ministère, plus de 11 000 accidents de la route ont eu lieu durant le premier semestre de cette année 2026. Ce qui représente près de 650 morts et 9 000 blessés. « Si on touche les poches des usagers, on pourra faire fléchir ce phénomène », poursuit le ministre.

Sur sa page Facebook, le ministère a lancé une campagne de sensibilisation en partageant des vidéos d'accidents de la route avec un rappel des réglementations en matière de vitesse : 50 km/h en ville, 90 km/h hors agglomération, ainsi que le montant des amendes : entre 6 000 et 12 000 francs CFA en cas de non-respect des limitations.

Le ministre a annoncé aussi la mise en place prochaine d'une brigade de recherche et d'investigation pour retrouver tous les contrevenants au code de la route qui tenteraient d'échapper au dispositif.

AllAfrica publie environ 600 articles par jour provenant de plus de 90 organes de presse et plus de 500 autres institutions et particuliers, représentant une diversité de positions sur tous les sujets. Nous publions aussi bien les informations et opinions de l'opposition que celles du gouvernement et leurs porte-paroles. Les pourvoyeurs d'informations, identifiés sur chaque article, gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. En effet AllAfrica n'a pas le droit de modifier ou de corriger leurs contenus.

Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica. Pour tous vos commentaires ou questions, contactez-nous ici.