Un marché public bien exécuté sur le papier, mais sans impact réel sur le quotidien des citoyens : c'est précisément ce que l'Autorité de régulation de la commande publique (ARCOP) veut éviter.
L'institution appelle les autorités contractantes à évaluer leurs marchés à l'aune de leur impact concret sur la vie des populations, plutôt qu'au seul respect des procédures administratives.
Pour le directeur général de l'ARCOP, Aftar Touré Morou, il est temps de sortir d'une lecture purement technique des marchés.
Il prend l'exemple parlant du secteur de la santé : peu importe, pour un citoyen, le nombre de marchés conclus par un hôpital ou une région sanitaire. Ce qui compte, c'est de savoir si l'accès aux soins s'est concrètement amélioré.
Suivez-nous sur WhatsApp | LinkedIn pour les derniers titres
Ce changement de paradigme s'accompagne d'un renforcement des formations destinées aux autorités contractantes.
L'ARCOP mise également sur des revues périodiques destinées à évaluer la performance des autorités contractantes dans l'exécution de leurs projets.
Ces rencontres permettent de partager les conclusions des audits commandités par l'institution, afin d'aider chaque structure à identifier ses faiblesses, mais aussi d'échanger sur les difficultés rencontrées dans la mise en oeuvre des plans de passation des marchés (PPM).