Tunisie: Choix des spécialités médicales en ligne - Les jeunes médecins alertent sur un processus jugé non sécurisé

2 Août 2026

L'Organisation tunisienne des jeunes médecins a exprimé, dimanche, son profond désaccord avec la décision du ministère de la Santé d'organiser le choix des spécialités médicales pour les candidats admis au concours d'accès au troisième cycle des études médicales via une plateforme numérique.

Dans un communiqué, l'organisation a estimé que cette décision intervient sans disposer, selon elle, des garanties techniques et procédurales nécessaires pour assurer la réussite de cette étape déterminante dans le parcours des futurs médecins spécialistes.

L'organisation a notamment évoqué les difficultés rencontrées par certaines plateformes numériques précédemment utilisées par le ministère de la Santé, marquées par des problèmes techniques ayant affecté le bon déroulement de procédures administratives.

Elle a également souligné le contexte particulier que traverse le pays, marqué par des perturbations liées à l'électricité et au réseau internet, estimant que ces contraintes pourraient compromettre le principe d'égalité des chances entre les candidats et affecter la transparence du processus de sélection.

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Selon l'Organisation tunisienne des jeunes médecins, le choix de la spécialité constitue une étape majeure dans la carrière du jeune médecin, puisqu'il intervient après plusieurs années d'études, d'efforts et de sacrifices, tout en déterminant son orientation professionnelle future.

Elle considère ainsi que cette opération ne peut pas être soumise à des « expérimentations » ou à des solutions techniques dont la fiabilité n'est pas pleinement garantie.

Le ministère appelé à respecter ses engagements

L'organisation rappelle que le ministère de la Santé s'était engagé, lors d'une réunion de travail tenue le 17 juin 2026, à réaliser un test préalable de la plateforme numérique ainsi qu'une opération de simulation, baptisée « choix blanc », en partenariat avec l'Organisation tunisienne des jeunes médecins.

Cette étape devait permettre, selon elle, de vérifier la fiabilité de la plateforme, d'identifier d'éventuels dysfonctionnements et d'apporter les ajustements nécessaires avant son utilisation officielle.

L'organisation affirme toutefois que ces engagements n'auraient pas été respectés et déplore ne pas avoir été associée au processus de vérification comme convenu.

À l'issue de l'assemblée générale des médecins internes, l'Organisation tunisienne des jeunes médecins a indiqué que le ministère de la Santé serait pleinement responsable de toute défaillance technique, atteinte à l'égalité des chances ou préjudice qui pourrait survenir lors de l'opération de choix des spécialités.

Elle estime que le ministère devra également assumer les conséquences juridiques, administratives et éthiques liées à ce qu'elle qualifie de « choix précipité ».

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