Luanda — La présidente de l'Association Amitié Sociale, Marcela Bessa, a souligné samedi le rôle historique et transformateur des femmes africaines dans la construction de la société angolaise.
S'exprimant à l'occasion de la Journée internationale des femmes africaines, célébrée le 31 juillet, elle a qualifié les Angolaises de « modèle de force, de résilience et de dépassement de soi », soulignant leur rôle déterminant dans le développement du pays.
Selon elle, cette date représente bien plus qu'un simple événement : c'est un hommage à la résilience, à la sagesse et au pouvoir de transformation des femmes qui, par leur dévouement et leurs sacrifices, façonnent le présent et l'avenir du continent africain.
La responsable a insisté sur le fait que les Angolaises ont été un véritable phare dans les moments les plus difficiles de l'histoire nationale, mettant en lumière leur rôle dans l'éducation, au sein des familles et leur participation active à la vie économique, culturelle et sociale.
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Elle a rappelé que la Journée internationale des femmes africaines a été instituée en 1962 par l'Organisation de l'unité africaine (OUA), en reconnaissance de la contribution des femmes à la lutte pour l'indépendance du continent, l'égalité des sexes et la justice sociale.
À cette occasion, elle a affirmé que le parcours des femmes africaines constitue un exemple de leadership, de courage et d'amour du prochain, et devrait inspirer les nouvelles générations.
La dirigeante religieuse Rosalina Mulenje, s'exprimant sur le thème « L'initiative des femmes angolaises dans la société » lors d'une conférence de presse en marge de l'événement, a exhorté les Angolaises à faire preuve d'initiative, d'action et de persévérance, soulignant que les femmes possèdent des qualités naturelles de leadership, de créativité et d'influence capables de transformer la société.
Elle a indiqué que les femmes sont « une source d'influence, d'énergie et de vie », insistant sur le fait que leur présence apporte espoir et transformation aux communautés.
Selon elle, les femmes africaines se caractérisent par leur créativité et leur capacité à surmonter les difficultés, même face au chômage et à la précarité économique.
Elle a fait savoir que de nombreuses femmes, malgré les difficultés rencontrées par leurs familles, continuent de travailler quotidiennement pour subvenir aux besoins de leur foyer, faisant preuve de détermination et de sens des responsabilités.
À titre d'exemple, la responsable a évoqué le cas de femmes qui, dès l'aube, parcourent de longues distances pour transporter des marchandises et assurer le pain quotidien à leurs familles, même pendant leur grossesse.
De son côté, l'économiste et ancien ministre des Finances, Júlio Bessa, interrogé sur les difficultés économiques rencontrées par les femmes, a estimé que la lutte contre la faim devait être la priorité absolue des politiques publiques.
Il a également plaidé pour un investissement accru dans la lutte contre le paludisme, l'assainissement de base, l'éducation publique et l'accès aux services de santé, considérant qu'il s'agit de facteurs essentiels à l'amélioration des conditions de vie des familles.
Júlio Bessa a toutefois reconnu les progrès accomplis par l'Angola en matière d'émancipation des femmes, soulignant l'augmentation du nombre de femmes ayant fait des études supérieures et occupant des postes à responsabilité.
Il a néanmoins affirmé que l'État devait poursuivre ses efforts pour lever les obstacles qui entravent la pleine participation des femmes à la vie économique et sociale, en leur garantissant un meilleur accès à l'eau, à l'électricité, aux soins de santé et à l'éducation.
La Journée de la femme africaine est célébrée chaque année le 31 juillet, date instituée en 1962 lors de la Conférence des femmes africaines à Dar es Salaam, en Tanzanie.