Luanda — Le Représentant permanent de l'Angola auprès des Nations Unies, Francisco José da Cruz, a plaidé vendredi aux États-Unis pour un renforcement de la coopération internationale afin de promouvoir une gouvernance inclusive de l'intelligence artificielle (IA), en particulier pour les pays en développement.
Le diplomate s'exprimait lors d'une réunion d'information sur la Conférence mondiale sur l'intelligence artificielle 2026 et les Réunions de haut niveau sur la gouvernance mondiale de l'intelligence artificielle, selon une note transmise à l'ANGOP samedi.
Francisco José da Cruz a justifié cette position par les disparités numériques et technologiques persistantes qui continuent de limiter la capacité de ces pays à participer pleinement, de manière significative et équitable, au développement, à la mise en oeuvre et à la gouvernance de l'IA.
Il a donc souligné que la coopération internationale en matière de gouvernance de l'IA et de renforcement des capacités devait demeurer une priorité.
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À cette occasion, il a appelé à une action concrète, coordonnée et axée sur les résultats afin de recenser les expériences disponibles, les programmes de formation, l'assistance technique et les partenariats institutionnels existants.
Selon lui, cette démarche facilitera l'accès des pays en développement aux ressources nécessaires au renforcement de leurs capacités nationales.
Le représentant a souligné que les États membres doivent se doter de mécanismes leur permettant d'identifier des fournisseurs fiables, d'accéder à l'expertise et de mobiliser un soutien en vue de l'élaboration de politiques nationales en matière d'IA, de la mise en place de cadres réglementaires appropriés et du renforcement des capacités institutionnelles.
Dans ce contexte, il a salué les efforts déployés au sein des Nations Unies pour mettre en oeuvre le Pacte numérique mondial et promouvoir une gouvernance mondiale de l'IA inclusive, efficace, transparente et axée sur le développement durable.
L'ambassadeur a ajouté que ces efforts devraient traduire les engagements multilatéraux en un soutien concret à la mise en oeuvre des priorités nationales des États membres.
Il a également exprimé le soutien de l'Angola aux travaux de l'Organe consultatif de haut niveau des Nations Unies sur l'intelligence artificielle et du Dialogue mondial sur la gouvernance de l'IA, évoquent l'importance de ces mécanismes pour l'établissement d'un cadre international de gouvernance responsable et inclusive.
Il a insisté sur le fait que ces processus doivent demeurer transparents, impartiaux, inclusifs, équitables et représentatifs, en évitant toute forme de politisation et en garantissant la participation effective et significative de tous les États membres.