Madagascar: Concertation nationale des jeunes - Le colonel Randrianirina se fait le porte-parole des jeunes

Le président de la Refondation s'engage à transmettre les propositions des jeunes issues de la concertation nationale. Ces derniers revendiquent une place active dans les décisions concernant l'avenir du pays.

Je reçois vos idées et je les transmettrai au FFKM, le Conseil oecuménique des Églises chrétiennes de Madagascar. Soyez assurés que je suivrai de près les propositions que vous avez formulées», a déclaré le colonel Michaël Randrianirina, président de la Refondation, samedi, lors de la clôture de la Concertation nationale des jeunes, au Centre de conférences international (CCI) d'Ivato.

Après trois jours d'échanges et de réflexion, cette rencontre nationale a marqué l'aboutissement d'un processus lancé depuis le mois d'avril au niveau des communes, des districts et des régions. Pendant près de quatre mois, les représentants de la jeunesse ont débattu autour de cinq grands axes : politique et gouvernance, économie, social, culture et sport, ainsi que l'environnement.

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Dans une ambiance à la fois chaleureuse, dynamique et empreinte de respect mutuel, les jeunes ont présenté le fruit de leurs réflexions, exprimant leur volonté de participer activement aux décisions qui concernent l'avenir du pays. « Ce sont des revendications que nous avons formulées, pas des demandes », a souligné un représentant de la région Analamanga. « Nous avons été écoutés, nos idées ont été prises en compte et nous défendrons les positions que nous avons adoptées. »

Plaçant la jeunesse au coeur de la transformation nationale, le président de la Refondation a rappelé qu'aucune réforme durable ne peut se faire sans son implication. « Il ne peut y avoir de véritable refondation sans les jeunes », a-t-il affirmé, appelant à instaurer un dialogue politique où les jeunes pourront exprimer leurs visions, confronter leurs points de vue et contribuer aux réformes dans le respect de la diversité des opinions.

Centre des débats

Parmi les cinq thématiques abordées, le volet « Politique et gouvernance » a suscité les échanges les plus intenses, notamment autour de la réforme de l'État et du choix entre un État unitaire et une République fédérale. Les débats ont parfois été vifs, mais les participants ont tenu à souligner que ces divergences témoignaient avant tout de la richesse des échanges.

Après la diffusion, jeudi, sur les réseaux sociaux, de vidéos montrant des débats animés, une représentante des jeunes de la région Atsimo-Andrefana a souhaité replacer ces images dans leur contexte. « Les personnes qui n'ont pas assisté aux travaux ne peuvent pas comprendre l'ensemble des discussions. Un simple extrait vidéo ne reflète pas le déroulement réel de la concertation. Il n'y avait aucun conflit : ce sont les idées qui se sont affrontées », a-t-elle expliqué.

Un point de vue partagé par Alain Rasambany, ministre de la Jeunesse et des Sports, qui a rappelé que la confrontation des opinions constitue une composante essentielle du débat démocratique. « La divergence d'opinions est un atout. En politique, nous ne sommes pas obligés d'avoir les mêmes idées. Nous faisons vivre la démocratie en respectant la majorité et la minorité», a-t-il déclaré.

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