Face à la dégradation croissante des écosystèmes marins et côtiers, le gouvernement malgache et le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) ont officiellement lancé, le 31 juillet à Toliara, le projet « Ranomasina Madio sy Salama » (Océan propre et sain). Mis en oeuvre dans les régions Anosy et Atsimo Andrefana, ce programme vise à réduire les pollutions d'origine terrestre qui dégradent les milieux marins et accélèrent la détérioration du littoral, tout en améliorant les conditions de vie des populations.
Financé à hauteur de 11,6 millions de dollars par le Fonds pour l'environnement mondial (GEF), le projet place les communautés au coeur de son action. Au total, 56 000 personnes bénéficieront directement des retombées attendues grâce à l'amélioration des revenus, au renforcement de leur résilience face aux changements environnementaux et à la promotion d'une économie verte.
Parmi les principales actions prévues figurent la création de 3 000 hectares de nouvelles aires protégées terrestres, le renforcement de la gestion des espaces déjà protégés, la mise en place et l'amélioration de 4 000 hectares d'aires marines protégées, ainsi que la restauration de 25 000 hectares d'écosystèmes terrestres dégradés et de forêts.
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Présidée par le ministre de l'Environnement et du Développement durable, Nolave Luck Aristide Andriatsihala, en présence du coordonnateur résident du PNUD à Madagascar, Edward Christow, la cérémonie de lancement a réuni les autorités nationales et locales à Toliara. À travers « Ranomasina Madio sy Salama», les partenaires entendent démontrer que la protection des ressources naturelles constitue un levier essentiel du développement durable pour les communautés côtières du sud de Madagascar.