Le retrait du projet FIFA Forward Enterprise (FFE) marque l'un des épisodes les plus controversés de la gouvernance du football mondial sous l'ère Gianni Infantino. Alors que plusieurs confédérations ont affiché publiquement leur opposition, la Confédération africaine de football (CAF) n'a jamais adopté de position commune avant l'abandon du projet.
Présenté par le président de la FIFA, Gianni Infantino, le projet FIFA Forward Enterprise (FFE) prévoyait l'ouverture d'une partie des revenus commerciaux de la Coupe du monde à des investisseurs privés. En contrepartie, chacune des 211 fédérations membres devait recevoir une enveloppe exceptionnelle de 20 millions de dollars destinée au développement du football. Cette proposition, présentée comme une opportunité financière, a rapidement suscité un vif débat au sein des instances internationales.
Les premières critiques sont venues d'Europe. Reuters révèle que l'UEFA a rapidement exprimé son opposition, estimant qu'une réforme d'une telle ampleur ne pouvait être menée sans consultation approfondie des confédérations et des fédérations membres. Cette position a ensuite été rejointe par la CONCACAF, tandis que la Confédération asiatique de football (AFC) a, elle aussi, demandé un consensus plus large avant toute décision.
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Pendant que ces prises de position se multipliaient, l'Afrique est restée particulièrement discrète. Un communiqué publié par la CAF indiquait simplement que son comité exécutif examinerait la proposition avant de formuler un avis. Aucune déclaration publique ne faisait état d'un soutien ou d'un rejet du projet, alors même que le débat prenait une dimension mondiale.
Cette prudence peut s'expliquer par les réalités économiques du football africain. Pour de nombreuses fédérations, les 20 millions de dollars promis représentaient une ressource exceptionnelle susceptible de financer des infrastructures, des centres de formation ou encore le développement des compétitions nationales. Cette perspective a pu rendre plus difficile l'émergence d'une position commune au sein du continent.
Finalement, le projet FFE a été abandonné après la montée des oppositions exprimées par plusieurs confédérations et fédérations. Les informations publiées par Reuters et l'Associated Press montrent que les critiques publiques, les interrogations sur la gouvernance du projet et les menaces de contestation ont largement contribué à son retrait.
Avec ses 54 associations membres, l'Afrique dispose d'un poids électoral considérable au sein de la FIFA. Pourtant, lors de cette séquence qui a conduit au retrait du projet FFE, aucune prise de position continentale n'a véritablement marqué les débats. Un contraste qui relance le débat sur l'influence réelle de la CAF dans les grandes décisions du football mondial.