La vraie force politique ne se mesure pas en fonction de ses discours, mais à sa capacité d'agir vite et juste quand tout pousse à l'emballement. Face aux événements douloureux qui ont endeuillé la ville de Sebta et ses abords, c'est précisément cette capacité que l'USFP vient de démontrer, avec une mobilisation dont la rapidité et la cohérence forcent le respect, tant elle tranche avec la tentation, ailleurs si répandue, de faire de la souffrance humaine un argument de tribune.
En quelques heures, les cadres ittihadis ont actionné l'ensemble des leviers dont dispose le parti au sein des instances socialistes internationales. C'est sous cette impulsion que l'Internationale socialiste a posé les termes justes du débat, rappelant, dans un communiqué, que la migration est un phénomène mondial d'une grande complexité, qui appelle la coopération et non la manipulation politique. Une position qui porte la marque d'une diplomatie ittihadie rompue à ces dossiers sensibles, et qui a su imposer l'exigence du respect des droits humains, la lutte contre les réseaux de traite humaine, le combat contre la désinformation, et une solidarité entre nations refusant de faire porter à un seul pays le poids d'un défi partagé.
Cette influence ittihadie s'est prolongée jusque dans les rangs de la jeunesse, où l'ancrage usfpéiste s'est révélé tout aussi déterminant. Occupant la vice-présidence au sein de l'Union internationale de la jeunesse socialiste (IUSY), la Jeunesse ittihadie n'a ménagé aucun effort pour expliquer à ses partenaires internationaux la réalité du dossier migratoire et la question du préside occupé, insistant avec pédagogie sur le fait que la migration n'est ni un problème sécuritaire ni une simple affaire de frontières, mais un défi humain, politique et développemental nourri par les conflits, les déséquilibres économiques, les réseaux criminels et les campagnes de désinformation qui prolifèrent sur les réseaux sociaux.
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C'est cependant la voix du Premier secrétaire, Driss Lachguar, qui a donné à cette mobilisation toute sa portée. « Spéculer sur la douleur des gens et le sort des victimes ne saurait fonder une position politique », a-t-il tranché, fixant ainsi une ligne de conduite claire, et rappelant que «chacun porte sa part de responsabilité face à ce phénomène complexe». Une parole qui trace la voie que l'USFP entend défendre : celle de la responsabilité partagée.
Par cette offensive menée de front, le parti de la Rose rappelle, s'il en est besoin, la pertinence et l'efficacité d'une diplomatie partisane éclairée, capable de faire prévaloir la dimension humaine au sein des grandes instances internationales. Il consacre également l'idée que les défis migratoires se résolvent par la coopération internationale et le traitement courageux des causes profondes, bien loin des postures accusatoires stériles. C'est très exactement cette noblesse d'action et cette approche équilibrée que le Maroc défend inlassablement, avec constance et fermeté, dans le concert des nations.