Chaque année, les femmes africaines célèbrent, souvent en grande pompe, la journée internationale dédiée aux droits de la femme, le 8 mars. Pourtant, la journée panafricaine des femmes, fixée chaque 31 juillet, passe quasiment inaperçue sur l'ensemble du continent africain.
Au cours de cette journée commémorative à Midrand en République de l'Afrique du Sud, il s'est observé une exception à cette attitude paradoxale. Le caucus des femmes parlementaires panafricaines a présenté une déclaration aux différents présidents des parlements nationaux et régionaux du continent. Ladite déclaration commémore, en effet, la fondation de l'Organisation panafricaine des femmes à Dar es Salam (Tanzanie) en 1962 et réaffirme l'appel à la pleine participation des femmes à la vie politique, économique et sociale.
La déclaration appelle à un contrôle parlementaire renforcé, à une budgétisation sensible au genre, à un investissement accru dans l'autonomisation des femmes, à une accélération de la ratification et de la mise en oeuvre des instruments juridiques de l'Union Africaine, ainsi qu'à un engagement renouvelé pour garantir que chaque femme et chaque fille en Afrique vive dans la dignité, l'égalité et la sécurité.
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Avant le début de la première session de la conférence des présidents des parlements nationaux et régionaux d'Afrique, la représentante de madame Rahab Mukami Wachira, présidente du caucus des femmes du Parlement panafricain, a lu devant les personnalités réunies dans la salle des plénières, le vendredi 31 juillet. Cette déclaration honore l'héritage des fondatrices de l'Organisation panafricaine des femmes (OPF) et réaffirme l'engagement des parlementaires africains à mettre en oeuvre l'Agenda 2063, le Protocole de Maputo et la Convention de l'Union Africaine sur l'élimination de la violence à l'égard des femmes et des filles.
Parmi ses résolutions clés, le caucus des femmes a annoncé qu'à partir de 2027, le Parlement panafricain organiserait la Conférence annuelle panafricaine des femmes parlementaires et des femmes leaders politiques. Il s'agit d'un forum continental phare réunissant des femmes législateurs, des présidents de parlements, des institutions de l'Union africaine, des communautés économiques régionales, des partenaires au développement, le monde universitaire et la société civile afin de renforcer le leadership des femmes, la coopération parlementaire et la responsabilité en matière d'égalité des sexes.
«La prospérité, la paix et l'avenir démocratique de l'Afrique reposent sur la pleine participation, le leadership et l'autonomisation des femmes et des filles.» Cette déclaration a eu droit à une salve d'applaudissements. Il sied de noter que deux femmes congolaises, Marie-Thérèse Wangoie et Christine Mwando, font partie du caucus des femmes parlementaires au PAP. Cette journée a donc vécu dans une ambiance conviviale.