Au Mali, la Cour suprême a rejeté mardi 4 août le pourvoi en cassation introduit par les avocats de l'universitaire et militant anticorruption Clément Dembélé en vue d'obtenir sa libération. Incarcéré depuis novembre 2023, il est accusé d'avoir menacé de mort le chef de la junte, le général Assimi Goïta. Après la décision de la Cour suprême, un réseau d'associations maliennes de défense des droits humains réclame sa libération.
C'est de la maison d'arrêt de Bamako, où il est détenu depuis plus de deux ans et demi, que Clément Dembélé a appris la décision de la Cour suprême : il reste en prison.
Le président du Réseau des défenseurs des droits humains au Mali réclame sa libération. « Tout comme les experts des Nations unies l'ont établi, les preuves de culpabilité de Clément Dembélé n'ont pas été établies. En conséquence, nous réclamons sa libération immédiate. Nous savons par ailleurs qu'il est très actif sur les dossiers de corruption au Mali. Il n'est pas écarté qu'il puisse en être victime », affirme Souelymane Camara. Depuis un an, plusieurs experts indépendants de l'ONU demandent également sa libération.
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Universitaire et militant anticorruption, Clément Dembélé avait été accusé d'avoir proféré dans un enregistrement des menaces de mort contre le chef de la junte malienne, le général Assimi Goïta. Un juge chargé d'étudier le dossier avait classé l'affaire sans suite en mettant hors de cause l'accusé.
Le parquet a rapidement fait appel et semé des embûches afin d'empêcher la libération de Clément Dembélé. Au sein de la classe politique malienne, où les partis sont interdits d'activité par les militaires, des voix s'élèvent aussi pour demander la libération de l'homme, qui réclame aussi aux militaires au pouvoir un retour à l'ordre constitutionnel.