Les risques liés aux baignades dans des eaux polluées touchent en premier lieu les plus jeunes. Selon le Dr Moez Ben Salem, spécialiste en dermatologie et vénéréologie, près de 95 % des infections cutanées (telles que les surinfections bactériennes) contractées dans des zones de baignade interdites, des plages polluées ou des piscines non conformes aux normes sanitaires concernent des enfants.
Dans une déclaration accordée ce mardi à l'agence TAP, le praticien explique que ces infections bactériennes se transmettent facilement d'une personne à l'autre.Elles se manifestent par l'apparition de cloques, d'éruptions cutanées ou de desquamations sur l'ensemble du corps, avec une fréquence particulière au niveau du visage.Si les adultes restent moins exposés grâce à un système immunitaire plus résistant, le risque de contagion reste réel : le grattage provoqué par les démangeaisons favorise la dispersion de la bactérie sur l'ensemble du corps.
Face à ces risques, le spécialiste appelle à respecter scrupuleusement les interdictions de baignade, à isoler les personnes atteintes dès les premiers symptômes et à consulter un médecin sans recourir à l'automédication, qui risque d'aggraver l'état du patient.Pour rappel, le ministère de la Santé avait indiqué en juin 2026 poursuivre son programme national de contrôle de la qualité des eaux de baignade via 539 points de prélèvement sur tout le littoral.
Si la majorité des plages tunisiennes restent conformes aux normes sanitaires, les analyses ont classé 49 sites (soit environ 9 % des points contrôlés) comme impropres à la baignade jusqu'à réévaluation.
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Cette liste de plages à éviter comprend notamment 18 points dans le gouvernorat de Ben Arous, 12 à Bizerte, 8 à Tunis, 5 à Nabeul, 3 à Gabès, 2 à Ariana et 1 point à Sousse.