Ile Maurice: Arianne Navarre-Marie - «L'inclusion d'une langue et non un remplacement»

Neuf Mauriciens sur dix parlent kreol au quotidien, a rappelé Arianne Navarre-Marie, Deputy Prime Minister, pour appuyer la motion sur le kreol morisien, soulignant que la démocratie exige de la compréhension et que beaucoup de Mauriciens peinent à suivre les débats en anglais - un frein, selon elle, à la transparence et à la redevabilité.

Elle a estimé que les séances parlementaires, diffusées en direct, gagneraient en clarté si le kreol morisien y trouvait sa place, rappelant que la langue est désormais enseignée à l'école, avec possibilité de la choisir comme matière principale au HSC - une avancée qu'elle attribue à l'actuel ministre de l'Éducation, après des obstacles dressés, selon elle, sous l'ancien régime.

Elle a insisté sur le fait que cette réforme n'impliquerait pas l'abandon de l'anglais, langue officielle, ni du français : «Il s'agit de l'inclusion d'une langue, et non d'un remplacement», a-t-elle affirmé, précisant que l'anglais resterait la langue du droit et des procès-verbaux.

Elle a rendu hommage à plusieurs figures du combat pour la reconnaissance du kreol morisien, dont feu Dev Veerasamy et Sylvio Michel, tout en rappelant son propre engagement en 2024 avec Rajesh Bhagwan et Reza Uteem, et en félicitant le comité présidé par la speaker.

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Pour elle, cette motion pose la question de la place du kreol morisien dans les institutions démocratiques, une réflexion à mener «avec ouverture d'esprit et dans un esprit d'unité nationale». «Notre objectif est de ne pas diviser, mais de rassembler», a-t-elle dit, votant «pour la réflexion, le dialogue et une étude approfondie». Elle s'est dit convaincue que le comité proposera des recommandations «équilibrées, éclairées et respectueuses» des traditions constitutionnelles et de l'évolution de la société mauricienne.

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