Gabon: Compte rendu parlementaire commun à Franceville - « Un député est avant tout un élu de la Nation »

interview

À l'approche du compte rendu parlementaire prévu le samedi 8 août 2026 à la salle de conférence Marcel Sandougou, une question revient avec insistance : pourquoi les quatre députés de la commune de Franceville, pourtant issus de formations politiques différentes, ont-ils décidé d'organiser un compte rendu parlementaire commun ? Élue sous la bannière de l'Union Démocratique des Bâtisseurs (UDB), l'Honorable Justine Judith Lekogo répond aux interrogations des citoyens et explique pourquoi cette initiative s'inscrit pleinement dans l'esprit de la Constitution, de la Cinquième République et de la vision d'inclusivité portée par le Président de la République.

Journaliste :

Madame la députée, beaucoup de personnes s'interrogent. Vous avez été élue sous les couleurs de l'Union Démocratique des Bâtisseurs (UDB), pourtant vous organisez un compte rendu parlementaire avec les députés élus sous la bannière du Parti Démocratique Gabonais (PDG). Pourquoi ce choix ?

Honorable Justine Judith Lekogo :

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Cette interrogation est légitime, mais la réponse se trouve dans notre Constitution.

Pendant la campagne électorale, chaque candidat défend un projet de société sous les couleurs de sa formation politique. Une fois les élections terminées, le député n'est plus uniquement l'élu d'un parti politique ; il devient un élu de la Nation.

Conformément à l'article 90 de la Constitution, le député exerce un mandat national. Il représente l'ensemble du peuple gabonais et agit dans l'intérêt supérieur de la Nation.

Le compte rendu parlementaire est donc un devoir républicain. Ce n'est ni un meeting politique ni une activité réservée aux militants d'un parti. C'est un exercice de transparence qui consiste à rendre compte à tous les citoyens du travail accompli à l'Assemblée nationale.

Journaliste : Certains y voient pourtant un rapprochement politique entre l'UDB et le PDG. Que leur répondez-vous ?

Honorable Justine Judith Lekogo :

Je leur réponds qu'il ne faut pas confondre la vie des partis politiques avec le fonctionnement des institutions de la République.

À l'Assemblée nationale, nous travaillons quotidiennement ensemble, quelles que soient nos sensibilités politiques. Nous examinons les projets de loi, nous débattons, nous proposons des amendements et nous votons dans l'intérêt général.

Lorsque vient le moment de rendre compte de notre mandat, il est naturel que les quatre députés élus de la commune de Franceville présentent ensemble aux populations le travail accompli.

Cette démarche ne remet nullement en cause les convictions politiques de chacun. Elle traduit simplement le respect de notre mission constitutionnelle.

Journaliste : Pourquoi avoir choisi un compte rendu parlementaire commun plutôt que quatre rencontres séparées ?

Honorable Justine Judith Lekogo :

Parce que les préoccupations des citoyens dépassent les appartenances partisanes.

Les populations veulent savoir quelles lois ont été examinées et adoptées, quels débats ont eu lieu, quels amendements ont été proposés et quelles recommandations ont été formulées. Elles souhaitent surtout comprendre l'impact concret de ces textes sur leur vie quotidienne.

Nous avons donc voulu adresser un message fort : celui de l'unité des élus de Franceville lorsqu'il s'agit de servir l'intérêt général.

L'inclusivité est aujourd'hui une valeur fondamentale de notre République. Nous devons apprendre à travailler ensemble lorsque l'intérêt supérieur du Gabon est en jeu.

Journaliste : Pourquoi avoir choisi la salle de conférence Marcel SANDOUGOU pour accueillir cette rencontre ?

Honorable Justine Judith Lekogo :

La salle de conférence Marcel Sandougou Est aujourd'hui l'un des meilleurs espaces de conférence de la commune de Franceville.

Elle est idéalement située et facilement accessible aux habitants des premier, deuxième, troisième et quatrième arrondissements.

Notre volonté est de permettre au plus grand nombre de participer à cette rencontre dans un cadre confortable, digne et propice aux échanges.

Journaliste : À qui s'adresse précisément ce compte rendu parlementaire ?

Honorable Justine Judith Lekogo :

À tous les citoyens.

Aux populations des quatre arrondissements de la commune de Franceville.

Aux jeunes.

Aux femmes.

Aux chefs de quartier.

Aux responsables administratifs.

Aux opérateurs économiques.

Aux investisseurs.

Aux chefs d'entreprise.

Aux organisations de la société civile.

Aux sympathisants de l'Union Démocratique des Bâtisseurs, du Parti Démocratique Gabonais et de toutes les autres sensibilités politiques.

En réalité, les lois que nous votons concernent tous les Gabonais. Il est donc normal que le compte rendu parlementaire soit ouvert à tous.

Journaliste : Que découvriront concrètement les participants lors de cette rencontre ?

Honorable Justine Judith Lekogo :

Nous présenterons les principaux textes examinés au cours de cette session parlementaire.

Nous expliquerons les raisons qui ont conduit à leur adoption.

Nous reviendrons sur les débats parlementaires, les analyses effectuées en commission, les amendements proposés par les députés ainsi que les recommandations formulées.

Nous expliquerons également les conséquences concrètes de ces lois sur les populations, les administrations publiques, les collectivités locales, les entreprises et les investisseurs.

Notre ambition est que chaque citoyen comprenne mieux le travail réalisé par ses représentants.

Journaliste : Une autre question revient souvent. Pourquoi les sénateurs de la commune de Franceville ne participent-ils pas à ce compte rendu parlementaire commun ?

Honorable Justine Judith Lekogo :

Les députés et les sénateurs appartiennent tous au Parlement, mais leurs modes d'élection et leurs responsabilités présentent des spécificités.

Les députés sont élus au suffrage universel direct. Nous recevons directement notre mandat des populations de nos circonscriptions. Cette proximité avec les citoyens explique naturellement notre volonté de leur rendre directement compte de notre action.

Les sénateurs, quant à eux, sont élus au suffrage universel indirect par un collège de grands électeurs. Il leur appartient d'apprécier les modalités qui leur paraissent les plus adaptées pour rendre compte de leur mandat, que ce soit auprès de leurs grands électeurs ou, s'ils le souhaitent, auprès de l'ensemble des citoyens.

Notre initiative du 8 août est avant tout une initiative des quatre députés élus de la commune de Franceville.

Cela ne signifie absolument pas que les sénateurs sont exclus. Les portes sont ouvertes à tous. S'ils souhaitent se joindre à cette démarche institutionnelle, ils seront naturellement les bienvenus.

L'essentiel est que chaque parlementaire puisse rendre compte de son mandat dans le respect de la Constitution et des responsabilités qui lui sont confiées.

Journaliste : Cette initiative semble également porter un message politique plus large...

Honorable Justine Judith Lekogo :

Absolument.

La Cinquième République nous invite à un changement profond de mentalité.

Nous devons sortir progressivement des logiques d'opposition permanente pour privilégier une culture de responsabilité, de dialogue et de résultats.

Aujourd'hui, les citoyens attendent des institutions fortes, des élus responsables et une gouvernance tournée vers l'intérêt général.

Notre compte rendu parlementaire commun illustre cette nouvelle manière de concevoir l'action publique.

Journaliste : Cette démarche est-elle en cohérence avec la vision du Président de la République ?

Honorable Justine Judith Lekogo :

Oui, pleinement.

Le Président de la République a placé l'inclusivité, le rassemblement, l'unité nationale et le dialogue au coeur de son action.

Il a reçu la confiance des Gabonaises et des Gabonais de toutes sensibilités politiques.

Cette confiance crée une responsabilité collective.

Nous devons apprendre à travailler ensemble lorsque l'intérêt supérieur de la Nation est en jeu.

Notre démarche traduit cette volonté de renforcer l'unité nationale, de respecter les institutions de la République et de faire vivre concrètement les principes de la Constitution.

Journaliste : Après ce grand compte rendu parlementaire commun, est-ce que ce sera la seule rencontre avec les populations ?

Honorable Justine Judith Lekogo :

Absolument pas.

Le compte rendu parlementaire du 8 août constitue une première étape commune entre les quatre députés de la commune de Franceville. Nous avons souhaité commencer ensemble afin d'adresser un message fort d'unité, de cohésion et d'inclusivité.

Mais cette rencontre ne remplacera jamais le travail de proximité.

Après cette rencontre commune, chacun des quatre députés retournera dans sa circonscription électorale , premier, deuxième, troisième et quatrième arrondissements, pour organiser des rencontres de proximité avec les populations qui lui ont accordé leur confiance.

Ces échanges permettront d'approfondir les discussions, de répondre aux préoccupations spécifiques de chaque arrondissement et de rencontrer les citoyens qui n'auront pas pu assister à la rencontre du 8 août.

Être député de la Nation ne nous éloigne pas de notre base électorale. Au contraire, cela nous oblige à conjuguer deux responsabilités : représenter toute la Nation et demeurer proches des réalités quotidiennes de nos populations.

Journaliste : Certains militants estiment qu'en partageant la même tribune que des députés d'autres partis politiques, vous brouillez les repères politiques. Que leur répondez-vous ?

Honorable Justine Judith Lekogo :

Je leur réponds avec beaucoup de sérénité que l'unité institutionnelle ne signifie jamais l'effacement des identités politiques.

Chaque député demeure fidèle aux valeurs, aux engagements et au projet de société de la formation politique qui l'a présenté devant les électeurs.

En revanche, lorsque nous exerçons notre mandat parlementaire, nous avons une responsabilité plus grande encore : celle de servir la Nation tout entière.

Partager une tribune pour rendre compte de notre travail ne signifie pas que nous renonçons à nos convictions. Cela signifie simplement que nous respectons les institutions de la République et que nous faisons passer l'intérêt général avant les considérations partisanes.

C'est précisément cet esprit que la Cinquième République appelle de ses voeux : une démocratie où les différences politiques s'expriment dans le débat, mais où les élus savent également se rassembler lorsqu'il s'agit de servir le Gabon.

Journaliste : Quel message souhaitez-vous adresser aux populations de Franceville et du Gabon ?

Honorable Justine Judith Lekogo :

Je voudrais dire à nos concitoyens que les élections sont désormais derrière nous.

Le temps de la compétition politique est terminé.

Le temps du travail, de la responsabilité et de la construction nationale est arrivé.

Nous demeurons fidèles à nos convictions politiques, mais nous sommes avant tout des élus de la Nation.

Notre devoir est de rendre compte de notre mandat avec transparence, de rester à l'écoute des citoyens et de contribuer au renforcement de la confiance entre les populations et leurs institutions.

J'invite donc toutes les populations de la commune de Franceville à participer massivement au compte rendu parlementaire du samedi 8 août 2026 à la salle de conférence Marcel Sandougou.

Ce sera un moment de dialogue, de pédagogie, de transparence et de responsabilité républicaine.

La démocratie ne s'arrête pas au vote. Elle se nourrit également de la reddition des comptes, de l'écoute permanente des citoyens et de la proximité entre les élus et les populations.

C'est ensemble, dans le respect de la Constitution, dans l'esprit de l'inclusivité et avec la volonté constante de placer l'intérêt général au-dessus des intérêts particuliers, que nous construirons le Gabon de la Cinquième République.

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