Une semaine après son installation, le Sénat béninois va désigner son président, ce jeudi 6 août. Élu pour une durée de cinq ans, ce dernier sera, comme le stipule le règlement intérieur de l'institution, forcément choisi parmi les membres de droit de la nouvelle chambre. Alors que les supputations vont bon train, beaucoup soupçonnent le président sortant, Patrice Talon, de vouloir revenir dans le jeu politique par cette porte. .
Issu de la révision constitutionnelle de novembre dernier, le Sénat béninois élit son bureau - et donc son président - ce jeudi 6 août, la Cour constitutionnelle ayant validé le règlement intérieur de l'institution.
Si aucun candidat ne s'est encore publiquement déclaré pour le poste, le sujet suscite un vif intérêt alors que l'apparition de cette nouvelle chambre sur la scène politique continue de soulever de nombreuses questions comme celle de son rôle réel dans le fonctionnement des institutions du pays où l'identité de celui qui va la diriger...
Une dizaine de personnalités peuvent y prétendre, a rappelé à ce sujet le ministre porte-parole du gouvernement, Wilfrid Léandre Houngbédji, qui a éludé en ces termes une question sur l'identité du probable futur titulaire du poste : « L'un des dix peut être élu ».
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Un bureau composé de trois membres
Installé le 30 juillet, le Sénat béninois compte 25 membres, dont trois anciens chefs d'État : Nicéphore Soglo, son doyen d'âge, Boni Yayi et Patrice Talon, le président sortant dont beaucoup se demandent s'il n'est pas tenté d'en prendre la tête. Alors que les supputations vont bon train, certains le verraient bien, en effet, présider l'institution, celle-ci étant directement son oeuvre. Soupçonné de vouloir revenir dans le jeu politique par cette porte, l'intéressé s'était contenter, en avril dernier, de déclarer : « Peu importe celui qui va le diriger, pourvu qu'il ait un bon esprit », à une question à ce propos qui lui avait été posée.
Selon les informations de RFI, le bureau du Sénat, dont le mandat aura une durée de cinq ans, sera composé d'un président, d'un vice-président et d'un rapporteur, les deux premiers postes étant réservés aux membres de droit de cette nouvelle chambre, à savoir les anciens chefs d'État et les anciens présidents d'institution, selon son règlement intérieur adopté le 30 juillet lors d'un vote à huis clos, ce qui laisse à penser que ce sera également le cas pour le scrutin de ce jeudi.
