Luanda — Le président de l'Assemblée nationale de l'Angola, Adão de Almeida, a plaidé ce mercredi à Luanda pour le renforcement des politiques visant à promouvoir l'égalité des genres, à combattre la violence faite aux femmes et à éliminer les pratiques de mutilation génitale féminine ainsi que les mariages précoces.
Le responsable s'exprimait lors de l'ouverture d'une table ronde intitulée « Le rôle de la femme africaine dans l'interaction avec les communautés », organisée par le Groupe des femmes parlementaires à l'occasion de la Journée de la femme africaine, célébrée le 31 juillet.
À cette occasion, Adão de Almeida a déclaré que l'éradication de ces pratiques nécessitait une législation adéquate, des institutions solides, une éducation aux droits de l'homme et un changement d'attitudes « pseudo-culturelles ».
« Aucune société ne peut se considérer comme pleinement démocratique tant que persistent des situations de violence domestique, d'abus sexuels, de harcèlement, de mariages précoces, de discrimination économique ou toute autre forme d'atteinte à la dignité de la femme », a-t-il souligné.
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Le parlementaire a rappelé que la promotion des droits des femmes constitue une priorité de l'agenda international, citant des instruments tels que la Convention sur l'élimination de toutes les formes de discrimination à l'égard des femmes, la Déclaration et le Programme d'action de Beijing ainsi que le Protocole de Maputo, qui orientent les politiques d'égalité des genres en Afrique.
Il a mis en avant les progrès réalisés par l'Angola, soulignant que la Constitution consacre les principes d'égalité, de dignité de la personne humaine et d'égalité des chances entre les femmes et les hommes.
Adão de Almeida a également évoqué l'adoption de textes législatifs destinés à protéger les droits des femmes et à lutter contre la violence fondée sur le genre.
Par ailleurs, le responsable a appelé au renforcement de l'autonomisation économique et financière des femmes, grâce à des politiques publiques facilitant l'accès au crédit, à l'entrepreneuriat, à la propriété, à la formation technico-professionnelle et à l'emploi.
Le président du Parlement angolais a félicité le Groupe des femmes parlementaires pour cette initiative, estimant qu'elle renforce la mission pédagogique de l'Assemblée nationale et contribue à une société plus inclusive, plus juste et consciente du rôle transformateur des femmes.
Adão de Almeida a affirmé que les rencontres de réflexion et les débats consacrés aux femmes africaines réaffirment l'engagement en faveur de la promotion de l'égalité et de l'élimination des obstacles qui limitent encore leur participation à la vie économique, politique, sociale et culturelle.
La rencontre, qui s'est tenue sous le thème « Le rôle de la femme africaine dans l'interaction avec les communautés », a porté sur des sujets liés à ce rôle, en mettant particulièrement l'accent sur les domaines juridique, économique et social.