Luanda — Le rôle prépondérant des femmes africaines dans la promotion du développement durable et leur participation active aux processus de prise de décision ont été au coeur des réflexions lors d'une rencontre régionale africaine tenue aujourd'hui à Luanda.
Organisé dans le cadre de la Journée internationale de la femme africaine (célébrée le 31 juillet), cet événement a permis de réfléchir à l'urgence de lever les obstacles structurels, économiques et culturels qui limitent encore la pleine intégration des femmes dans les sphères de gouvernance et la gestion des ressources stratégiques.
À cette occasion, la présidente du groupe des femmes, Teresa Neto, a souligné que cette initiative visait à réaffirmer l'engagement de l'Assemblée nationale, par l'intermédiaire du Groupe des femmes parlementaires, en faveur de l'égalité des chances, de l'inclusion sociale et du renforcement de la participation des femmes au processus de développement national.
Elle a ajouté que les principes guidant l'action parlementaire avaient été mis en cohérence avec les défis du développement durable du pays.
Restez informé des derniers gros titres sur WhatsApp | LinkedIn
Parmi les objectifs fixés, la responsable a souligné la valorisation du rôle de la femme africaine en tant qu'actrice de transformation sociale, économique, politique et culturelle, tout en reconnaissant sa contribution, tant historique qu'actuelle, au progrès de l'Angola et du continent africain.
Il s'agit également de favoriser la réflexion et le dialogue sur les avancées réalisées ainsi que sur les défis qui subsistent en matière d'égalité des sexes, de participation politique, d'inclusion sociale et d'autonomisation des femmes.
Les femmes parlementaires ont par ailleurs oeuvré à renforcer l'engagement institutionnel de l'Assemblée nationale en faveur de la défense des droits des femmes, de la promotion de la citoyenneté et de l'égalité des chances, ainsi que de l'élaboration de politiques publiques toujours plus inclusives et porteuses de transformation.
La valorisation et la promotion de la richesse de la culture africaine, en mettant en lumière ses multiples expressions à travers l'art, la mode, l'artisanat, la gastronomie et les traditions qui renforcent l'identité des peuples, a également constitué un thème abordé.
Par ailleurs, la rencontre visait à encourager les échanges d'expériences entre des femmes issues de différents secteurs de la société, créant ainsi des opportunités de partage de connaissances, de bonnes pratiques et de solutions innovantes face aux défis communs.
Un autre objectif était d'encourager une participation toujours plus active des femmes aux instances de décision, de leadership et de gouvernance, en reconnaissant que le développement durable exige leur contribution pleine et effective dans tous les domaines de la vie nationale.
Selon les participants, le développement de l'Afrique restera incomplet sans une inclusion équitable des femmes ; ils ont désigné l'éducation, l'accès au crédit et la parité entre les sexes comme des piliers fondamentaux pour atteindre les objectifs de l'Agenda 2063 de l'Union africaine.
Dans ce contexte, la rencontre a également appelé les gouvernements à adopter des politiques publiques plus volontaristes, capables de garantir une meilleure représentation des femmes au sein des institutions souveraines et des centres de décision économique.