Luanda — La vice-présidente de la République d'Angola, Esperança da Costa, a reçu ce mercredi à Luanda la responsable de la section africaine de la Société mondiale d'aquaculture (WAS-AC), Francisca Delgado, avec qui elle a discuté des stratégies de développement de ce secteur dans le pays.
À l'issue de la rencontre, Francisca Delgado a souligné le potentiel de l'Angola pour le développement de l'aquaculture et a salué la participation significative des femmes aux divers secteurs de la vie économique et sociale.
Selon elle, de nombreuses femmes peuvent trouver dans l'aquaculture une source durable de revenus et d'entrepreneuriat, contribuant ainsi à l'amélioration des conditions de vie des familles.
Elle a expliqué que la WAS-AC entend soutenir les pays africains dans la promotion d'une aquaculture durable, grâce au transfert de connaissances techniques, à l'utilisation de technologies respectueuses de l'environnement et à la création d'opportunités de financement.
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« Nous utiliserons des technologies aquacoles respectueuses de l'environnement et des écosystèmes », a-t-elle affirmé.
La présidente de la WAS-AC a également annoncé la tenue, en décembre en Tanzanie, de la Conférence africaine sur l'aquaculture, organisée dans le cadre d'une rencontre mondiale de l'organisation qui réunira des représentants de la section africaine pour partager des expériences techniques et scientifiques.
Selon Francisca Delgado, l'événement permettra de présenter les résultats de recherches ainsi que des technologies innovantes appliquées à l'aquaculture, et de rapprocher les producteurs et les gouvernements de bailleurs de fonds potentiels.
La responsable a également rappelé que les Nations Unies ont proclamé 2026 « Année de la femme dans l'aquaculture », encourageant ainsi une participation accrue des femmes à cette activité.
Elle a soutenu que les femmes devaient bénéficier d'une formation technique adéquate pour développer des projets durables dans le secteur, assurant que les experts de l'organisation sont prêts à fournir un soutien technique aux pays.
Francisca Delgado a ajouté que les opportunités de financement figureraient parmi les principaux sujets de discussion lors de la conférence en Tanzanie.
Renforcement de l'enseignement des mathématiques
Ce mercredi également, Esperança da Costa a reçu la secrétaire générale de l'Union africaine de mathématiques, Maria de Natividade, avec qui elle a examiné des stratégies visant à renforcer l'enseignement et la recherche en mathématiques.
À l'issue de l'entretien, Maria de Natividade a plaidé pour un renforcement de la formation des cadres, notamment au niveau du doctorat, soulignant que l'Angola compte encore un nombre restreint de spécialistes dans ce domaine.
Elle a expliqué que l'Union Africaine de mathématiques oeuvre à la promotion de l'enseignement, de la recherche scientifique et des applications des mathématiques à travers le continent, tout en appelant au soutien des États membres pour la concrétisation de ses programmes.
Maria de Natividade a encouragé les jeunes et les enseignants à s'orienter vers une formation en mathématiques, insistant sur la nécessité d'accroître le nombre de docteurs angolais dans cette discipline.
La crème de protection solaire défendue comme médicament essentiel
L'agenda de la vice-présidente de la République comprenait également une audience avec le président du Conseil d'administration du Mouvement pour les albinos d'Angola (Movimento para o Albino de Angola), Moisés Cardoso.
Au cours de cet entretien, M. Cardoso a souligné la nécessité de classer la crème solaire, en Angola, comme un médicament essentiel plutôt que comme un simple produit cosmétique.
Selon lui, plusieurs pays ont déjà adopté cette classification, conformément aux recommandations de l'Organisation mondiale de la santé, car il s'agit d'un produit indispensable à la prévention du cancer de la peau chez les personnes atteintes d'albinisme.
Moisés Cardoso a également attiré l'attention sur les défis auxquels sont confrontées les personnes atteintes d'albinisme en matière d'accès à l'éducation et au marché du travail.
Il a indiqué que de nombreux enfants abandonnent l'école en raison de troubles visuels rendant difficile la lecture au tableau, une situation aggravée par l'inadaptation des conditions dans les salles de classe.
Il a ajouté que la discrimination, le harcèlement et le décrochage scolaire contribuent aux faibles taux d'employabilité de cette population, tout en plaidant pour des politiques publiques favorisant l'inclusion sociale et l'égalité des chances.