Tunisie: Arrêt sur image - Médina de Sfax - Jusqu'à quand le silence face à cet effondrement incessant

6 Août 2026

Un mur s'est encore écroulé au coeur de la Médina de Sfax à la rue Sidi Ali Nouri. Par miracle, personne ne se trouvait là à cet instant précis. Une fois de plus, on souffle, on balaie la poussière, et la vie reprend son cours... jusqu'au prochain coup de chance. Mais peut-on vraiment continuer à confier nos vies au hasard ? Cet effondrement n'est pas un accident isolé, c'est le signal d'alarme d'un centre historique à bout de souffle, où près de 900 bâtisses seraient menacées d'effondrement.

Et pourtant, personne ne pourra dire qu'il ne savait pas. Les habitants tirent la sonnette d'alarme, les articles s'accumulent, les rapports sont déposés sur les bureaux. On alerte, on explique, on supplie d'intervenir pour sauver ce qui peut l'être encore. En face ? Une réponse qui glace le sang : le silence. Une indifférence presque routinière, comme si voir sombrer notre mémoire était devenu un simple détail administratif. Pourquoi un tel blocage?

Pourquoi faut-il des mois d'expertises, de réunions et de tampons. La pluie et le temps, eux, n'attendent pas les commissions pour faire leur oeuvre!

Qu'attend-on exactement ?

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Faut-il qu'un drame humain vienne emporter une famille pour qu'on se décide enfin à bouger ? Doit-on attendre qu'une vie se brise sous les pierres pour découvrir soudainement le sens du mot « urgence » ?

Des pistes existent pourtant : lancer des chantiers de consolidation d'urgence, simplifier les procédures de sécurisation immédiate. Ce n'est pas une question de faisabilité, mais de volonté. La Médina n'est pas un musée oublié sous la poussière : c'est un quartier vivant, des commerçants, des enfants qui jouent dans les ruelles, toute une mémoire collective. Il est temps que les responsables sortent de leur réserve , car laisser ce lieu tomber en morceaux par pure négligence est une faute lourde dont les conséquences sont tragiques.

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