Luanda — La 21e Réunion des hauts fonctionnaires du Comité de coordination du Partenariat Afrique-Monde arabe s'est achevée jeudi au Caire (Égypte) par l'adoption de recommandations visant à redynamiser le mécanisme de coopération entre l'Union africaine (UA) et la Ligue des États arabes.
L'Angola a pris part à cette réunion, ouverte mercredi, avec une délégation conduite par son représentant permanent auprès de l'Union africaine, Miguel César Bembe.
Selon un communiqué du ministère angolais des Relations extérieures transmis à l'ANGOP, les conclusions de la rencontre visent à insuffler un nouvel élan à ce partenariat, créé le 29 mars 2007, dont le dernier sommet des chefs d'État et de gouvernement s'est tenu en novembre 2016 à Malabo, en Guinée équatoriale.
Parmi les principales décisions figure la tenue, en 2027 à Addis-Abeba (Éthiopie), de la 10e Réunion de coopération générale entre la Commission de l'Union africaine et le Secrétariat général de la Ligue des États arabes, afin de relancer et d'approfondir la coopération bilatérale.
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Sur le plan économique, les participants ont réaffirmé la nécessité d'organiser le Forum économique Afrique-Monde arabe en marge du 5e Sommet Afrique-Monde arabe, prévu au premier semestre 2027 en Arabie saoudite.
Ce forum devrait stimuler les échanges commerciaux, les investissements, le développement des infrastructures ainsi que le renforcement du secteur privé. Les participants ont également recommandé la création d'un comité conjoint chargé de coordonner les préparatifs et d'organiser, d'ici à la fin de 2027, les activités commémorant le 15e anniversaire du partenariat.
Dans le domaine commercial, les hauts fonctionnaires ont plaidé en faveur de l'organisation d'une Foire commerciale Afrique-Monde arabe au Togo. Cette initiative bénéficiera du soutien financier de la Banque arabe pour le développement économique en Afrique (BADEA), d'Afreximbank, de la Banque africaine de développement (BAD) ainsi que d'autres institutions financières africaines.
La réunion a également arrêté le calendrier des prochaines échéances institutionnelles, notamment la 10e Réunion ministérielle du Comité de coordination du Partenariat Afrique-Monde arabe, prévue en septembre prochain à New York, en marge de l'Assemblée générale des Nations unies, ainsi que la 22e Réunion des hauts fonctionnaires, programmée en novembre au siège de l'Union africaine, à Addis-Abeba.
En matière de gestion des catastrophes, les participants ont recommandé l'élaboration du projet de statut du Fonds Afrique-Monde arabe de réponse aux catastrophes. Ce texte définira la structure de gouvernance du fonds, les mécanismes de financement, les critères d'éligibilité ainsi que les procédures opérationnelles, avant d'être soumis à l'approbation du 5e Sommet Afrique-Monde arabe.
Les hauts fonctionnaires ont également examiné les progrès réalisés dans la révision du Plan d'action conjoint Afrique-Monde arabe et ont chargé les deux secrétariats d'en finaliser le contenu en y intégrant des objectifs, des indicateurs, un calendrier de mise en oeuvre et des responsabilités clairement définis.
Dans les domaines de l'agriculture et de la sécurité alimentaire, la réunion a réaffirmé l'importance stratégique de la coopération entre les deux régions et recommandé la poursuite des consultations en vue de la tenue, dans un pays arabe, de la 4e Réunion ministérielle consacrée à ces questions.
Les participants ont en outre préconisé le renforcement du rôle de l'Institut Afrique-Monde arabe de la culture, notamment par l'élaboration d'un programme pluriannuel d'activités et d'une stratégie de mobilisation des ressources associant les institutions financières et les partenaires au développement.
S'agissant des migrations, les hauts fonctionnaires ont souligné la nécessité d'une réponse coordonnée, fondée sur une responsabilité partagée, le respect des droits de l'homme et l'actualisation, à court terme, du Plan d'action conjoint consacré à ce domaine.
Le Partenariat Afrique-Monde arabe vise à promouvoir la concertation politique en matière de paix et de sécurité, à renforcer les échanges commerciaux, les investissements et le développement des infrastructures, tout en approfondissant la coopération dans des secteurs tels que l'agriculture, la sécurité alimentaire, l'éducation, la culture, les migrations, la santé et la gestion des catastrophes.