En Somalie, une violente attaque orchestrée par les forces de la région semi-autonome du Puntland a frappé mercredi 5 août dans la matinée le camp de Galkayo, où se trouvaient des forces rivales alliées au gouvernement fédéral. Tandis que le Puntland affirme avoir pris possession de ce camp situé à 700 km de Mogadiscio, cette offensive marque une nouvelle escalade des tensions entre les dirigeants régionaux et le gouvernement somalien.
De lourdes détonations ont été entendues ce mercredi 5 août à Galkayo, dans le centre de la Somalie. Après plusieurs heures d'affrontements, les forces du Puntland affirment avoir pris le contrôle de ce camp militaire occupé par des soldats alliés au gouvernement fédéral. Des victimes ont été signalées, mais aucun bilan précis n'est pour le moment disponible.
Plus de 100 personnes ont été arrêtées, selon un bref communiqué de la police du Puntland. Pour le chercheur d'International Crisis Group sur la Somalie, Omar Mahmood, « cette offensive serait l'aboutissement de plusieurs jours de fortes tensions militaires entre les forces rivales ».
Opération de sécurité
Suivez-nous sur WhatsApp | LinkedIn pour les derniers titres
Lors d'une conférence de presse, Saïd Abdullahi Deni, le président du Puntland, a présenté cette offensive comme une opération de sécurité destinée à envoyer, selon ses mots, « un message clair à ceux qui menacent la stabilité de la région ».Il accuse également Mogadiscio d'avoir acheminé des armes et des renforts militaires à Galkayo, des accusations que le gouvernement fédéral n'a pour l'heure pas commentées.
Cette violente attaque illustre la dégradation des relations entre le Puntland et le pouvoir central depuis la réforme constitutionnelle de 2024 et de la décision en mars dernier du président somalien Hassan Cheikh Mohamoud, de modifier la Constitution.