Le commandant de la brigade de gendarmerie de Bambouti, Séverin Ketemalet, a retrouvé la liberté après près de huit mois de captivité. Enlevé le 28 décembre 2025, le jour des élections générales, avec trois autres personnes, il s'est échappé des mains des miliciens de l'AAKG, un groupe armé actif dans le sud-est du pays. Sa fuite est survenue ce lundi 3 août et elle a été confirmée le lendemain par les autorités locales. Le commandant était retenu depuis que les rebelles avaient empêché la tenue du scrutin dans la localité de Bambouti.
L'information est confirmée par le préfet du Haut-Mbomou, Léonard Mbélé. Après plus de huit mois de captivité, le commandant de brigade de Bambouti, Séverin Ketemalet, a retrouvé la liberté. Selon la préfecture, le gendarme s'est évadé avec l'aide d'un milicien azandé, qui l'a guidé à travers la brousse jusqu'à Zemio.
S'agit-il d'une véritable évasion, d'un arrangement avec ses ravisseurs ou d'une libération négociée ? À ce stade, aucune autre version officielle ne permet de le confirmer.
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Accueilli par les autorités administratives et militaires de Zemio, Séverin Ketemalet apparaît très affaibli et porte des séquelles psychologiques liées à sa longue détention.
Le groupe Azandé Ani Kpi Gbè a été créé en 2023 dans le sud-est de la République centrafricaine. Initialement présenté comme un mouvement d'autodéfense de la communauté azandé, il est aujourd'hui impliqué dans des affrontements avec les Forces armées centrafricaines et est accusé par plusieurs organisations d'avoir commis des exactions contre des civils.
Aujourd'hui, la sous-préfète de Bambouti, ainsi que deux agents de l'Autorité nationale des élections, restent quant à eux toujours aux mains de leurs ravisseurs.