Conakry — « Où que je sois, je continue à servir exclusivement notre pays et son peuple. Bonne semaine, Guinéens. » C'est ainsi, dans un message publié sur X, que le président guinéen Mamadi Doumbouya a tenu à dissiper les rumeurs et les insinuations concernant son état de santé après avoir quitté le pays pour des vacances en Grèce.
Le message est accompagné d'une photo le représentant avec sa famille à bord d'un bateau.
Dans son message, M. Doumbouya s'est dit fier des avancées positives réalisées par son pays et ses institutions. Il a déclaré : « Rien ne nous empêchera de continuer à servir le pays et d'atteindre notre objectif d'améliorer le bien-être de nos citoyens. »
Restez informé des derniers gros titres sur WhatsApp | LinkedIn
La publication du message du président Doumbouya fait suite aux spéculations incessantes concernant son état de santé (jugé plus fragile ces derniers mois, en raison de ses absences précédentes, de rumeurs non confirmées faisant état d'examens médicaux, voire d'une hospitalisation secrète) et la continuité politique, alors que l'armée avait rapidement réaffirmé sa « loyauté inébranlable » après son départ de Conakry. Avant son départ, le président Doumbouya a confié, par décret du 4 août 2026, la coordination des affaires présidentielles au général Amara Camara, ministre secrétaire général de la présidence, chargé d'assurer la continuité des activités courantes pendant son absence.
Entre-temps, cependant, à partir du 28 juillet, les autorités de Conakry ont bloqué, sans fournir d'explication, certaines plateformes de réseaux sociaux, dont Facebook, TikTok et YouTube, qui comptent parmi les plus populaires du pays. Les Guinéens contournent ce blocage en utilisant des VPN. Plusieurs associations ont critiqué cette mesure, affirmant qu'il s'agissait d'une nouvelle violation des droits fondamentaux des citoyens et d'un préjudice pour l'économie du pays.
Cette restriction d'accès à certains réseaux sociaux intervient dans une période relativement calme, alors que les précédentes (mai 2023, novembre 2023-février 2024, avril 2026, etc.) étaient souvent liées à des manifestations, à des tensions politiques ou à des échéances électorales.