Le tourisme togolais est en pleine mutation, assure vendredi Togo Matin. Le pays tente d'attirer davantage de visiteurs africains et européens, à travers de nouvelles offres et une valorisation renouvelée de son patrimoine.
Mais l'ambition se heurte à des réalités bien concrètes. Le développement du secteur suppose d'abord la rénovation du parc hôtelier, y compris en région, où les infrastructures d'accueil restent souvent en deçà des standards attendus par une clientèle internationale.
Autre frein majeur, et non des moindres : le coût du transport aérien. Le constat, presque paradoxal, ne trompe pas : il reste aujourd'hui souvent moins cher de s'envoler pour la Thaïlande que de se déplacer en Afrique de l'Ouest pour découvrir les rues de Lomé ou les charmes historiques d'Aného.
Cette réalité tarifaire pèse lourd sur la compétitivité touristique togolaise, malgré les atouts du pays : plages, patrimoine culturel, gastronomie, sites historiques.