La préservation des poumons verts du littoral septentrional tunisien fait l'objet d'une intervention scientifique rigoureuse de la part des autorités environnementales. Suite aux récents incendies ayant ravagé le massif forestier de la région de Bizerte, les ingénieurs des forêts déploient une stratégie de réhabilitation sur le terrain. L'objectif est de stabiliser des sols avant d'amorcer une vaste campagne de reboisement scientifique.
A cet égard, une délégation d'experts de haut niveau, associant les compétences de la Direction générale des forêts et de la cellule régionale de Bizerte, s'est rendue sur le site sinistré de Ghar El Melh. Cette inspection de terrain a permis de réaliser une cartographie précise de la catastrophe et de mesurer l'ampleur de la dégradation subie par cet écosystème littoral fragile.
Face à l'urgence de la situation, l'administration forestière s'active pour concevoir une feuille de route à moyen terme qui soit à même d'inverser la dynamique de destruction et de par ricochet, procéder à une restauration durable du couvert sylvestre.
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La première phase de cette stratégie de sauvetage se concentrera sur des mesures de génie civil et environnemental immédiates. Les équipes techniques s'attelleront à identifier les zones prioritaires où la disparition de la végétation expose la terre arable à un risque d'érosion majeur sous l'effet des intempéries à venir. Des aménagements spécifiques seront ensuite rapidement mis en oeuvre pour fixer les sols et stabiliser la topographie, créant ainsi les conditions biophysiques requises pour l'introduction future de nouveaux plants. Ce travail préparatoire est indispensable pour garantir le succès de la future phase de régénération.
Selon le rapport d'orientation publié par l'autorité centrale, le programme de reboisement global ne se limitera pas à une simple plantation de masse, mais obéira à des critères écologiques stricts. Le choix des essences végétales respectera scrupuleusement la mémoire floristique de Ghar El Melh ainsi que ses spécificités climatiques et pédologiques locales, maximisant ainsi la résilience et les facultés « d'auto-guérison » de la forêt.