Les revenus tirés de la commercialisation de la part de production d'hydrocarbures de l'État sénégalais ont atteint 37,5 milliards de francs CFA au premier semestre 2025, selon un rapport de l'Initiative pour la transparence dans les industries extractives (Itie).
Le rapport, dont le Soleil digital a obtenu copie, indique que les revenus générés par l'ensemble du secteur extractif se sont élevés à 303,02 milliards de francs CFA, dont 293,24 milliards, soit 96,77 %, ont été reversés au budget de l'État. Ce montant représente une progression de 30 % par rapport au premier semestre 2024.
L'Itie relève par ailleurs une hausse de 74,22 % des recettes pétrolières, passées de 43,55 milliards à 75,87 milliards de francs CFA entre les premiers semestres de 2024 et de 2025. Cette évolution est principalement portée par PETROSEN, dont la contribution atteint 37,85 milliards de francs CFA (49,89 % du total), ainsi que par la progression des paiements de Kosmos, tandis que Woodside et BP Sénégal enregistrent des baisses liées à des variations opérationnelles.
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Selon le rapport, cette progression s'explique notamment par la montée en production des projets Sangomar, opérationnel depuis juin 2024, et Grand Tortue Ahmeyim (GTA), entré en production en 2025, qui ont accru les volumes d'hydrocarbures commercialisés au profit de l'État. L'ITIE précise que les revenus effectivement encaissés par PETROSEN au titre de Sangomar n'ont commencé à être perçus qu'à partir de février 2025, après le remboursement d'une partie des coûts de développement et la levée de contraintes opérationnelles.
Le secteur minier demeure toutefois le premier contributeur aux recettes extractives de l'État avec 217,37 milliards de francs CFA, soit 74,1 % des recettes budgétaires du secteur, en hausse de 19,49 % sur un an. Cette progression est notamment attribuée à l'augmentation des redevances minières, des dividendes versés à l'État et de plusieurs recettes fiscales.
L'ITIE estime que la hausse globale des recettes extractives traduit à la fois la bonne performance du secteur minier et l'entrée en phase de production des projets pétroliers et gaziers, renforçant ainsi la contribution du secteur extractif au budget de l'État.
Le rapport souligne également que l'or reste le principal produit d'exportation du secteur minier, avec 61,03 % des exportations, devant l'acide phosphorique (23,27 %), dans un contexte de forte progression des cours du métal précieux.
Le document sera remis ce vendredi au président de la République, Bassirou Diomaye Faye, par le président du Comité national ITIE, Thialy Faye.