Il n'y a pas si longtemps, le littoral et la qualité de l'environnement ont constitué un atout touristique majeur. Et cela a permis à notre offre balnéaire, comme on l'a déjà souligné à plusieurs reprises, de maintenir un positionnement stratégique au double niveau régional et international. Aujourd'hui, ce n'est malheureusement plus le cas.
Depuis quelque temps, la pollution gagne régulièrement du terrain, pour devenir une menace réelle aussi bien pour la société que son environnement. Et c'est, certainement, cette irresponsabilité, ce désintéressement et ce manque de civisme qui expliquent la dégradation de notre environnement. Sans parler, bien entendu, de ce laisser-aller et cette politique d'impunité qui ont aggravé, encore plus, les choses.
D'ailleurs, le Chef de l'Etat s'est indigné, lors de sa visite récente à Radès et à Oued Méliane, de la dégradation environnementale, tout en exigeant une tolérance zéro face aux responsables. Un appel à l'application des principes et des codes en vigueur, sans parler du respect de la Constitution.
Ce qui préoccupe réellement, c'est que les zones côtières sont généralement, de plus en plus, concernées par cette dégradation, ce qui remet en cause le travail et l'engagement de certaines structures responsables, l'Apal en premier lieu.
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Cette volonté de mettre, définitivement, un terme aux dépassements environnementaux tient compte de l'importance de l'enjeu socioéconomique de la lutte contre toutes les formes de pollution.
N'oublions pas que cette question de pollution, qui a pris des dimensions trop importantes, est très lourde de conséquences, vu notamment son coût considérable en termes de productivité ou encore de santé publique.
Or, un environnement préservé offre, avant tout, de nouvelles possibilités d'innovation, de modernisation économique, de nouveaux emplois et est une opportunité sérieuse pour la garantie d'une croissance et d'un développement durables, un objectif stratégique pour la Tunisie.
Reste que, pour relever ce défi majeur, il est nécessaire de mettre un cadre réglementaire assez dissuasif, tout en se conformant au principe international «pollueur-payeur», comme l'a recommandé, le 3 août, le Président de la République, lors de sa réunion avec la Cheffe du gouvernement.
Ce défi suppose, également, un engagement collectif, civique et responsable, qui implique aussi bien les citoyens, les entreprises que les décideurs.
Il s'agit, somme toute, et comme le rappellent les professionnels du secteur, «d'une synergie globale qui a le mérite de transformer les bonnes intentions en impact concret». Et c'est seulement ainsi qu'on peut parler d'une véritable transition écologique et d'une avancée concrète vers l'économie verte.