Afrique: L'Angola possède l'un des régimes juridiques les plus complets du continent

Luanda — La loi contre la désinformation (fausses nouvelles) sur Internet, entrée en vigueur le 4 de ce mois en Angola, positionne le pays parmi les régimes juridiques les plus complets d'Afrique en matière de lutte contre la manipulation numérique, a reconnu jeudi le portail spécialisé ghanéen « Africa Headline ».

Selon ce magazine, cette nouvelle législation place également l'Angola à l'avant-garde de la lutte contre la désinformation alimentée par l'intelligence artificielle et les opérations d'influence numérique coordonnées, à l'heure où l'information est devenue un atout stratégique central.

La publication souligne que cet instrument juridique établit un cadre complet pour prévenir, détecter et sanctionner la production et la diffusion de faux contenus en ligne, et s'applique aux particuliers, aux entreprises, aux plateformes numériques et aux opérateurs de réseaux sociaux.

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A propósito, o portal recorda também as declarações do ministro das Telecomunicações, Tecnologias de Informação e Comunicação Social, Mário Oliveira, que, por ocasião da apresentação do projecto ao Parlamento angolano, afirmou que "o mundo caminha para a regulamentação do ambiente digital, para que as sociedades possam proteger os países, as organizações e, sobretudo, os seus cidadãos.

Africa Headline réaffirme que cette mesure s'inscrit dans la stratégie numérique de l'Exécutif angolais, qui prône l'alignement sur la transformation numérique, avec des garanties juridiques solides pour protéger les citoyens, l'économie et les institutions de l'État.

Par ailleurs, le portail rappelle les déclarations du ministre des Télécommunications, des Technologies de l'information et de la Communication sociale, Mário Oliveira, qui, lors de la présentation du projet au Parlement angolais, a affirmé que « le monde évolue vers une réglementation de l'environnement numérique, afin que les sociétés puissent protéger les pays, les organisations et, surtout, leurs citoyens ».

Innovations juridiques et responsabilité des plateformes

L'analyse du portail ghanéen souligne que, contrairement à la législation traditionnelle axée uniquement sur les fausses informations, le droit angolais reconnaît des concepts technologiques avancés, tels que les réseaux de diffusion artificielle, la manipulation algorithmique, les contenus usurpés et les contenus sponsorisés non divulgués.

Parmi les points les plus pertinents, l'article 9 est particulièrement important : il interdit expressément l'utilisation de faux comptes, d'agents automatisés non identifiés et d'infrastructures techniques servant à fausser le débat public.

Sanctions et protection des libertés

En matière de sanctions, la législation prévoit des amendes administratives pour les entreprises pouvant atteindre 400 fois le salaire minimum national, et les récidivistes s'exposent à la suspension temporaire ou à la fermeture de leurs activités numériques.

En matière pénale, les dispositions du Code pénal angolais sont applicables.

À ce sujet, l'article d'Africa Headline souligne que la loi protège les droits fondamentaux en précisant que les opinions, les satires et les créations artistiques, religieuses ou littéraires « ne constituent pas une infraction », sauf si elles sont accompagnées d'une intention explicite et d'une falsification objective.

Selon la publication, la mise en oeuvre de cette législation, qui s'inscrit dans un programme plus vaste comprenant la future loi sur la cyber-sécurité et la création du Centre national de cyber-sécurité, positionne l'Angola comme une référence régionale en matière de construction d'un écosystème numérique sûr, transparent et résilient.

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