Madagascar prolonge l’état d’urgence énergétique de quinze jours
La présidence de la République de Madagascar a annoncé, vendredi soir, le renouvellement de l’état d’urgence énergétique pour une période de quinze jours. Selon le communiqué officiel, ce dispositif autorise l’exécutif à engager plus rapidement les opérations nécessaires à l’approvisionnement du pays en carburant, sans être soumis aux délais des procédures administratives habituelles.
L’objectif affiché est d’assurer le fonctionnement des services essentiels tout en limitant les répercussions d’une éventuelle augmentation des prix des produits pétroliers sur l’économie nationale. [Source LSI Africa]
Le Rwanda confirme des pourparlers avec des pays européens pour accueillir des migrants en quête d'asile
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Le porte-parole de Kigali a déclaré vendredi que le Rwanda et certains pays européens tenaient des pourparlers sur la migration.
En juin, les eurodéputés ont approuvé des règles migratoires plus strictes, permettant notamment aux États d'ouvrir des « centers de renvoi » en dehors des frontières de l'UE, où pourraient être envoyés des migrants ne disposant pas du droit de séjour.
La porte-parole du gouvernement rwandais, Yolande Makolo, a déclaré à une station de radio locale que, bien que les discussions soient en cours, « aucun accord n'a encore été conclu ». [Source TRT Afrika]
Congo-Mali : Les deux pays envisagent le renforcement de leur coopération agricole
En visite à Brazzaville à l'occasion de la deuxième édition de la Grande foire agricole du Congo, le ministre malien de l'Agriculture, Ibrahim Samake, a été reçu le 7 août par le président de la République, Denis Sassou N'Guesso. Cette rencontre a permis aux deux parties de réaffirmer leur volonté de renforcer leur coopération dans les domaines de l'agriculture, de l'élevage, de la recherche agronomique et de la sécurité alimentaire.
Les autorités congolaises et maliennes misent sur le partage d'expériences et de savoir-faire afin de relever les défis liés à la sécurité alimentaire, au développement agricole et à la modernisation des systèmes de production. L’objectif affiché est de formaliser cette coopération à travers un mémorandum d'entente qui favorisera les échanges d'expertise, la recherche agronomique, le développement de nouvelles variétés culturales ainsi que le renforcement des capacités des acteurs du secteur. [Source Les Dépêches de Brazzaville]
Kenya : La Bourse de Nairobi prépare un fonds d’investissement consacré à l’IA
Le Kenya veut accélérer la modernisation de son marché financier. La Bourse de Nairobi prépare le lancement d’un fonds négocié en Bourse, un ETF, consacré aux entreprises liées à l’intelligence artificielle. Une première en Afrique de l’Est.
Le produit pourrait être proposé aux investisseurs avant la fin de l’année 2026. L’objectif est de permettre aux épargnants kenyans de profiter de la croissance mondiale du secteur de l’intelligence artificielle tout en investissant depuis leur marché local. [Source Africanews]
Algérie : Le remaniement face à l’impasse de gouvernance
Les spéculations autour d’un départ du gouvernement de Sifi Ghrieb relancent une question autrement plus embarrassante pour le pouvoir algérien : à quoi bon changer les ministres lorsque le mode de gouvernance reste inchangé ?
À la faveur de la nouvelle législature, le président Abdelmadjid Tebboune pourrait être tenté de recourir à une vieille mécanique du système algérien : remplacer les hommes lorsque la machine se grippe. Plusieurs informations, non confirmées officiellement, évoquent l’arrivée possible à la tête du gouvernement de l’actuel ministre de l’Intérieur, Saïd Sayoud, ancien wali devenu l’une des figures les plus visibles de l’exécutif.
Dans les scénarios qui circulent à Alger, Mohamed Arkab conserverait les Hydrocarbures et Ahmed Attaf les Affaires étrangères, tandis que l’Intérieur, la Justice, les Finances et l’Enseignement supérieur pourraient changer de titulaires. Le nom de Salima Mesrati, ancienne présidente de la Haute autorité de transparence, de prévention et de lutte contre la corruption, est notamment avancé pour la Justice. [Source Apanews]
Sénégal : Trois influenceurs condamnés à de la prison pour « offense au chef de l'État »
Trois influenceurs sénégalais proches de l'ancien parti présidentiel Pastef ont été condamnés à des peines de prison ferme après la diffusion d'une vidéo sur TikTok. Une décision qui intervient dans un contexte de fortes tensions politiques entre le président Bassirou Diomaye Faye et son ancien allié Ousmane Sonko.
Trois influenceurs sénégalais ont été condamnés à des peines de prison ferme pour « offense au chef de l'État » et « discours contraire aux bonnes mœurs », à la suite de la diffusion d'une vidéo devenue virale sur TikTok.
Le tribunal a condamné Mandoumbe Diop, connu sous le pseudonyme Lamignou Darou, à trois mois de prison ferme. Magueye Diaw (Oustaz Thiep) et Moustapha Ndiaye (Ndiaye Touba) ont, eux, écopé de deux mois de prison ferme chacun. Les trois hommes devront également s'acquitter d'une amende de 500 000 francs CFA. [Source Africa Rdio]
Terrorisme au Sahel : L’AES dénonce une analyse « simpliste et surprenante » de Bola Tinubu
Les autorités du Burkina Faso, du Mali et du Niger ont exprimé jeudi, leur désaccord avec les déclarations du président nigérian Bola Ahmed Tinubu, qui avait établi un lien entre la dégradation de la sécurité dans les pays de l’Alliance des États du Sahel (AES) et la recrudescence des attaques terroristes au Nigeria. Réunis à Ouagadougou, les trois États ont privilégié une réponse diplomatique commune.
La tension diplomatique est montée d’un cran entre Abuja et les pays de la Confédération des États du Sahel (AES). Réunis jeudi 6 août à Ouagadougou, les représentants du Burkina Faso, du Mali et du Niger ont reçu le chargé d’affaires de l’ambassade du Nigeria afin de lui faire part de leur profond regret à la suite des déclarations du président nigérian Bola Ahmed Tinubu sur la situation sécuritaire dans la région. [Source Afrik.com]
Les jeunes Africains retrouvent confiance dans l’économie, mais trois grands marchés restent à la traîne
Entre 2024 et 2026, la confiance des jeunes Africains dans la direction de leur économie nationale a bondi de 26 % à 45 %, selon l’African Youth Survey 2026 réalisé par PSB Insights pour la fondation Ichikowitz. Ce redressement, confirmé par une hausse de l’optimisme général de 35 % à 51 %, repose sur des améliorations macroéconomiques réelles, notamment le recul de l’inflation et une croissance projetée à 4,3 % en Afrique subsaharienne.
Pourtant, cette moyenne positive dissimule des disparités criantes : certains pays affichent des taux d’optimisme supérieurs à 70 %, tandis que plusieurs grandes économies du continent voient leurs jeunes massivement tournés vers le pessimisme. [Source Africapresse]
Côte d'Ivoire : Le retour du tambour parleur «Djidji Ayôkwé» prend une dimension politique
Ce vendredi 7 août 2026 est jour de fête nationale en Côte d'Ivoire. Le pays célèbre aujourd'hui le 66ᵉ anniversaire de son indépendance. À cette occasion, le tambour parleur, le Djidji Ayôkwé, a été présenté aux Ivoiriens. Cet objet, sacré pour les peuples Bidjans, avait été arraché en 1916 par les colons français. Après plusieurs années de négociations, c'est la première pièce culturelle qui a été restituée en début d'année par la France à la Côte d'Ivoire.
La cérémonie de ce 7 août 2026 était très symbolique car c'est la première fois que le tambour parleur était dévoilé au grand public ivoirien depuis son retour dans le pays en mars dernier. Il y a d'abord eu le défilé militaire. Puis, le tambour a ouvert le défilé civil. Ce dernier était posé sur un camion rouge, protégé par une vitrine. Il était entouré de deux chefs traditionnels ébriés. [Source RFI]
BW Energy Gabon : Consultation publique à Mayumba en prélude au projet de gisement Bourdon
Les 4 et 5 août, la commune de Mayumba, chef-lieu du département de la Basse-Banio, a accueilli une délégation conduite par BW Energy Gabon dans le cadre d’une consultation publique consacrée au projet de développement du gisement Bourdon, situé sur le permis Dussafu Marin.
Organisée dans les locaux de la mairie, cette rencontre a réuni les autorités administratives, les représentants des services techniques de l’Etat, les élus locaux ainsi que les populations. Cette démarche, prévue par la réglementation gabonaise en matière d’environnement, visait à présenter l’état d’avancement du projet et à recueillir les observations des communautés concernées avant le lancement des prochaines phases de développement. [Source GabonMediaTime]