Madagascar: Soins - Baisse du coût de la dialyse en perspective

Un accord a été signé hier, afin de renforcer les infrastructures de santé dans les six chefs-lieux de province. L'objectif est d'élargir et de démocratiser l'accès aux soins pour les personnes atteintes de maladies rénales.

De l'espoir. C'est ce que pourrait susciter l'accord signé, hier, au palais d'État d'Ambohitsorohitra, pour les personnes atteintes de maladies rénales et leurs familles. Il porte en effet sur le renforcement des infrastructures de prise en charge des patients nécessitant une dialyse dans les six chefs-lieux de province, avec en ligne de mire « une baisse conséquente » des coûts de traitement.

Sous la houlette du colonel Michaël Randrianirina, chef de l'État, l'accord a été signé au nom de l'État par la docteure Monira Managna, ministre de la Santé publique, et le représentant de Lifenity International, qui est le partenaire de l'État sur ce projet. Il s'agit d'une société indienne spécialisée dans le développement de solutions médicales et d'infrastructures de santé. Elle intervient dans plusieurs pays pour améliorer l'accès aux soins, notamment dans les domaines à forte technicité comme la dialyse.

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« Bénéficier de soins appropriés et dans le respect de la dignité humaine est un droit pour chaque citoyen. La population malgache mérite de disposer d'un système de santé efficace, sur lequel il peut compter, dans son pays et sans nécessairement partir à l'étranger. C'est précisément la raison de cette cérémonie de signature d'accord de partenariat. Il porte sur le développement de l'offre de dialyse et le renforcement des infrastructures de santé dans les six provinces », déclare ainsi l'officier supérieur dans sa prise de parole.

Dans son communiqué sur l'accord signé, hier, le ministère de la Santé publique indique que « l'un des principaux objectifs est la réduction des coûts des soins», en insistant sur le fait que « les tarifs d'une dialyse connaîtront une baisse conséquente ».

L'autre objectif est de rapprocher les soins des patients, notamment ceux vivant loin de la capitale, souvent contraints de longs déplacements pour accéder à un traitement vital.

Blocage

Selon les chiffres du ministère de la Santé publique, il y aurait jusqu'à trois mille patients qui ont besoin d'une dialyse dans le pays. La majorité doit en effectuer à une fréquence régulière, sans quoi la maladie pourrait leur être fatale. Pourtant, seulement cinq hôpitaux disposent d'un service de dialyse. Outre l'insuffisance des infrastructures, l'accès à une dialyse implique aussi une charge financière importante.

Le locataire d'Iavoloha l'a noté, hier. Des familles s'endettent ou vendent leurs biens immobiliers afin de supporter les charges des soins. En raison du nombre croissant des personnes atteintes de maladie rénale dans le pays, mais surtout de celles qui ont besoin de dialyse, l'augmentation des centres et la démocratisation de l'accès aux soins sont devenues une des priorités de la politique de santé publique, depuis plusieurs années.

Pour certains patients, le dernier recours est la greffe. Des projets de mise en place d'unités de transplantation ont déjà été engagés par la précédente administration étatique. Cependant, l'absence de loi autorisant les greffes d'organes constitue un blocage. Le projet de loi y afférent serait toujours en cours d'étude. Aussi, tout projet de transplantation est-il suspendu à l'adoption et à l'entrée en vigueur de ce texte. Ceux qui en ont les moyens ou qui ont la chance de bénéficier d'une prise en charge ont toujours l'option d'une évacuation sanitaire. Mais ils sont rares.

Étant donné la situation, l'élargissement de l'accès aux soins, via des projets sous forme de partenariat public-privé, comme celui signé hier, est une solution qui peut alléger la tourmente des patients et de leurs familles. Selon le colonel Randrianirina, l'exécution du projet se fera à partir du 25 septembre, jusqu'au 11 octobre. Une période qui coïncide avec l'anniversaire de la crise de 2025 qui l'a mené au pouvoir, comme il l'a lui-même souligné.

« Le peuple malgache attend de nous une pleine réussite : prouvons-le par des actions concrètes, et non par de simples démonstrations. Il est souhaité, et demandé, que la réalisation du projet respecte le calendrier convenu. (...) Les Malgaches nous observent », conclut ainsi le chef de l'État.

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