Angola: Le gouverneur de Cubango annonce des initiatives visant à transformer Olupale en territoire frontalier

Olupale (Cubango) — Le gouverneur de la province de Cubango (Angola), José Martins, a annoncé mercredi, dans la localité d'Olupale, municipalité de Savate, une série de mesures visant à renforcer la présence de l'Administration publique et à élever la localité au rang territoire frontalier.

Olupale est une localité située à la frontalière avec la République de Namibie et à 540 kilomètres de Menongue, chef-lieu de Cubango, dont le voyage par voie terrestre peut durer plus de 10 heures, en raison des difficultés liées à l'accès au réseau routier.

Parmi les mesures, il y a l'urgence d'améliorer la sécurité publique et de stimuler le développement de la région.

Lors de son entretien avec la population, le gouverneur a expliqué que la mise en place de la nouvelle Division politico-administrative (DPA) exigeait le renforcement de la présence de l'État dans la région, à travers l'installation de services publics permanents, capables de répondre plus rapidement aux besoins des citoyens.

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Selon José Martins, l'existence d'un poste frontière avec la République de Namibie, où opèrent déjà la police fiscale et douanière et la police des gardes-frontières, nécessite également le renforcement des autres forces de sécurité.

Dans ce cadre, a-t-il ajouté, un ensemble de mesures ont été prises en coordination avec le commandement provincial de la Police nationale, pour déployer davantage les effectifs de la Police de l'ordre public, de la Police fiscale et douanière et du Service d'investigation criminelle (SIC).

Le gouverneur a souligné que ces mesures visent à répondre aux préoccupations exprimées au sein des communautés, à savoir la criminalité domestique, le vol de bétail et autres infractions perturbant la tranquillité de la population.

Sur le plan social, il a cité l'amélioration des services de santé, l'accès à l'électricité, le développement des communications et le renforcement du système de l'enseignement, comme priorités pour favoriser la transformation de la localité Olupale.

En ce qui concerne la communication, il a indiqué que l'absence de couverture téléphonique nuisait non seulement à la vie quotidienne de la population, mais également à l'Administration publique et à d'autres institutions existantes dans la région.

Pour lui, l'expansion du réseau de téléphonie mobile constitue un défi national, mais le gouvernement provincial travaille en collaboration avec le Ministère de l'Administration territoriale afin trouver des solutions permettant de garantir l'accès aux services de communication à la population, par des alternatives à travers le système INFRASAT, avec les lignes "Liga à Liga" et d'autres mécanismes de connectivité.

Le gouverneur a déclaré que la construction de la route nationale 140 constituait un atout majeur pour le développement de la municipalité, ayant également exigé la réhabilitation de la liaison interne entre le chef-lieu et le district d'Olupale.

En outre, il a soutenu qu'une liaison routière plus directe facilitera l'acheminement des produits agricoles locaux, tels que le maïs et le sorgho, dont on s'attend à une meilleure récolte cette année, ce qui pourrait influencer l'arrivée des investisseurs privés pour dynamiser l'économie régionale.

Quant aux prétendues plaintes relatives à une taxation excessive au poste frontière, José Martins a précisé que les résidents frontaliers bénéficient d'un régime spécial pour l'achat de biens de consommation courante en Namibie, sans frais supplémentaires, à condition de respecter les limites fixées par la loi.

Il a toutefois précisé que ce régime ne s'applique pas à l'importation de marchandises destinées au commerce, tout en avertissant que toute activité économique est tenue à respecter les règles fiscales et douanières en vigueur.

À propos de l'occupation illégale de terres par des citoyens namibiens, le gouverneur a expliqué que nombreux de ces mouvements sont liés à la transhumance, provoquée par la rareté des pâturages dans le nord de la Namibie.

Selon José Martins, les liens familiaux étroits existant entre les deux communautés favorisent cette mobilité traditionnelle, mais que tout ressortissant étranger souhaitant rester sur le territoire angolais pour y développer un élevage ou toute autre activité économique devra se conformer pleinement à la législation angolaise, en procédant à la régularisation de son séjour et de son investissement.

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